Jean-Marie Le Pen

Publié le par France Républicaine

Nathalie Schuck

PARIS, 25 mai 2005 (AP) - Avec Laurent Fabius, "nous ne sommes pas dans le même secteur": le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a fermement récusé mercredi soir toute "alliance" entre les différents tenants du "non" à la Constitution européenne, soulignant que le référendum "n'a rien à voir avec la gauche et avec la droite".

Les tenants du "non" ne "sont pas des alliés objectifs", a-t-il expliqué lors d'un point de presse, peu avant l'ouverture du premier et dernier meeting du FN à Paris. "Il n'y a pas d'alliance, il y a un référendum avec une alternative de réponse. Il y a deux termes, le 'oui' ou le 'non', moi je conseille de voter 'non'".

"Ca n'a rien à voir avec la gauche et avec la droite. Je crois que ça a à voir avec le peuple français, avec les travailleurs français, et les dernières élections ont prouvé que les travailleurs français votaient plutôt Le Pen qu'à gauche", a-t-il poursuivi.

Quant au résultat du référendum, le N1 frontiste a estimi que le "non" ferait "mieux que" 53% ou 54% comme le pronostiquent les sondages.

"Dès avant le premier sondage, j'ai dit que je sentais que la réaction en faveur du 'non' était profonde et lourde, et je crois que ça vient du fond du peuple, qu'il y a pour lui de sérieuses raisons de ne plus croire à ce que lui disent les politiciens", a-t-il assuré.

En cas de victoire du "non", Jean-Marie Le Pen a répété que le président Jacques Chirac devrait démissionner. "Il s'est tout de même impliqué à de nombreuses reprises de façon très directe et il me semble qu'il a quitté sa fonction d'arbitre et celle de président de la République pour prendre celle, en quelque sorte, de porte-parole du 'oui'", a-t-il jugé.

"A moins que par un de ses retournements, une de ses galipettes dont il a l'habitude, il finisse peut-être le 30 (mai) par se présenter comme le porte-parole du 'non'. Avec lui, on ne sait jamais", a ajouté Jean-Marie Le Pen.

Interrogé sur ses raisons de voter "non", le leader d'extrême droite a expliqué qu'il n'était "pas d'accord avec la forme politique de l'Union européenne". "Je pense que l'Union des Républiques socialistes libérales, ce n'est pas une réponse qui correspond à notre temps".

Par ailleurs, il a estimé que faire entrer la Turquie dans l'UE reviendrait à "introduire des tennismen ou des golfeurs dans un club de football".

Enfin, le patron du FN a récusé toute concurrence dans cette campagne avec le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers. "J'ai une longueur d'avance, une bonne", a-t-il lancé.

 

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