NON de gauche

Publié le par France Républicaine

REZE (Loire-Atlantique), 25 mai 2005 (AP) -  A quatre jour du référendum sur la Constitution européenne, l'un des derniers meetings conjoints du "non de gauche" a réuni José Bové (Confédération Paysanne), Olivier Besancenot (LCR), Jacques Nikonoff (Attac-France), mercredi soir à Rezé près de Nantes, en Loire-Atlantique.

Devant plus de 3.000 personnes, José Bové a appelé à maintenir la mobilisation dans la dernière ligne droite jusqu'au référendum de dimanche. "Nous continuerons jusqu'à après-demain soir à aller à la rencontre des gens qu'il faut convaincre, la bataille ira jusqu'au bout", a-t-il lancé.

Le fondateur de la Confédération paysanne a profité du meeting pour dénoncer une campagne du "oui" qui selon lui ne présente aucun argument nouveau. "Notre bréviaire, c'est le texte constitutionnel, il regroupe l'ancien testament, les traités déjà signé et le nouveau. Et le nouveau testament est pire que l'ancien", a-t-il ironisé.

Premier visé parmi les partisans du "oui", Lionel Jospin a été sévèrement critiqué notamment par Jacques Nikonoff, qui a qualifié l'ancien Premier ministre socialiste de "disque rayé". "Ca tourne en rond tout cela", a raillé le président d'Attac-France.

"Il a fini par nous entendre et il a compris que les 'non' de gauche et de droite étaient différents", a estimé Olivier Besancenot, pour qui les 'oui' de droite et de gauche restent toutefois compatibles: "ce sont ceux du CAC 40, des patrons et des néo-fascistes italiens".

Le porte-parole de la LCR a en outre appelé les jeunes à ne pas voter "oui" par réaction, parce que l'extrême droite dit "non". "Ce n'est pas un référendum anti-Le Pen, la vraie question, c'est pour ou contre une Europe sociale et démocratique", a-t-il assuré.

De son côté, José Bové a tenu à souligner que l'engagement européen du "non de gauche" ne devrait pas être mis en cause. "Nous sommes tous des Européens convaincus, mais des Européens qui veulent choisir l'Europe dans laquelle ils veulent vivre", a-t-il souligné. "Nous voulons une Europe, une Europe démocratique et une Europe sociale et antilibérale".

Les partisans du "non de gauche" ont également abordé l'après-référendum, avec la volonté qu'un "front unitaire perdure après le vote de dimanche", selon les propos tenus par Olivier Besancenot.

Le porte-parole de la LCR a ainsi prédit un mouvement de fond du peuple de gauche,car "tout se joue par la gauche": "c'est dans ce camp qu'on se mobilise, avec des grèves contre la libéralisation, pour la sauvegarde du service public", a estimé Olivier Besancenot, avant de citer un nouveau slogan: "2005, année de la revanche sociale".

 

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