PS - NM - Mélenchon

Publié le par France Républicaine

PARIS, 25 mai 2005 (AFP) - Le sénateur PS de l'Essonne, chantre du non à la Constitution européenne, Jean-Luc Mélenchon, a estimé que "l'exécutif serait très affaibli par une victoire du non", dans une interview à L'Humanité parue mercredi.

"Il est certain que l'exécutif serait très affaibli par une victoire du non, au point que la question de poursuivre ou non dans ces conditions lui sera posée", a-t-il déclaré. A l'inverse, selon lui, "une victoire du oui serait évidemment un encouragement pour Chirac".

"Dire oui conduira de fait à renforcer le libéralisme", analyse M. Mélenchon, en revanche "si le pays répond franchement non, il le fera pour des raisons antilibérales qui s'adressent aussi bien à la constitution européenne qu'à la politique du gouvernement".

Interrogé sur l'accusation de "xénophobie" formulée à l'égard des tenants du non par des dirigeants du PS, il considère "cette dramatisation lamentable" et estime qu'elle "n'est pas à l'honneur de ceux qui l'organisent".

"Personne ne peut croire qu'une victoire du non serait une victoire de l'extrême droite", fait-il valoir, se disant "convaincu que le rassemblement de la gauche autour du non est de nature à faire reculer l'extrême droite".

"Je tiens à souligner le rôle particulier joué par le Parti communiste pour faciliter l'unité en mettant son organisation, ses forces, sa capacité d'explication au service de la bataille que nous avons menée", poursuit par ailleurs M. Mélenchon, "c'est un élément qui aura marqué les esprits et fait tomber les préventions".

 

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