Coordination féministe pour le NON à la Constitution
PARIS, 16 mai 2005 (AFP) - Plusieurs associations féministes françaises se sont rassemblées en une "Coordination féministe pour le non à la Constitution /Appel des 200" qui appelle "toutes celles et tous ceux attachés au combat pour le progrés social et l'égalité des sexes à rejeter massivement le 29 mai" le projet de traité constitutionnel.
"Avec pour fondement exclusif le dogme du néolibéralisme, la Constitution subordonne les droits sociaux au respect de la concurrence et aggrave les effets de la domination patriarcale", estiment les signataires dans un communiqué lundi.
"Parce que nous sommes convaincues que l'Union européenne pourrait être un cadre approprié pour nos revendications et l'émancipation des femmes en Europe, nous refusons à la fois l'angélisme des partisans du traité constitutionnel et le repli mortifère des souverainistes et de l'extrême-droite", précisent-elles.
"Nous rejetons le traité constitutionnel parce qu'il est loin de représenter une avancée pour les droits des femmes puisqu'il contient même de graves menaces de régression", ajoutent les signataires.
La coordination, mise en place le 14 février 2005, a rejoint l'Appel des 200 féministes pour le non. Trois coordinations ont été mises en place à Lyon, Brest et La Roche-sur-Yon.
Parmi les associations représentées figurent la "Coordination des Groupes Femmes +Egalité+", "Femmes solidaires", la Commission Femmes, Genre et mondialisation d'Attac, "Initiative Féministe Européenne pour une autre Europe" ou encore les "Pénélopes".