référendum - sondage Ipsos 47%
PARIS, 2 mai 2005 (AFP) - Le oui au référendum du 29 mai sur le traité constitutionnel européen redevient majoritaire avec 53% des intentions de vote, en progression de 5 points par rapport à la précédente enquête (22-23 avril) tandis que le non recule à 47% (contre 52%), selon un sondage Ipsos pour Le Figaro et Europe 1, rendu public lundi.
Il s'agit du troisième sondage à pronostiquer une victoire du oui, après plus d'une vingtaine donnant le non gagnant depuis la mi-mars. Une enquête TNS-Sofres-Unilog pour RTL rendue publique samedi a donné la victoire du oui avec 52% des intentions de vote.
Selon l'enquête Ipsos , réalisée les 29 et 30 avril, le oui redevient majoritaire chez les sympathisants socialistes. Il fait un bond spectaculaire de 11 points pour s'établir à 56% (contre 45% lors du précédent sondage).
Au sein de l'électorat UMP, le oui atteint un niveau record: il est à 80% des intentions de vote, en hausse de 3 points.
66% des personnes indiquent que leur choix est définitif (contre 60% lors du précédent sondage). Quatorze pour cent peuvent encore changer d'avis (inchangé). Vingt pour cent ne se prononcent pas (contre 26%).
Le niveau de mobilisation de l'électorat, calculé à partir des personnes se déclarant certaines d'aller voter est estimé à 59%.
L'intervention télévisée de Lionel Jospin jeudi incite 28% des personnes à opter plutôt pour le oui et 26% des personnes plutôt pour le non.
Chez les sympathisants socialistes, 39% pensent que l'engagement de M. Jospin a joué pour le oui, 19% pour le non.
Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 960 personnes, représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales, établi selon la méthode des quotas.
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PARIS, 2 mai 2005 (AP) - A moins d'un mois du référendum, le "oui" à la Constitution européenne redevient majoritaire dans l'opinion avec 53% des intentions de vote, contre 47% pour le "non", selon un sondage Ipsos-"Le Figaro"-Europe-1 rendu public lundi soir.
Longtemps distancé (il faut remonter au 4 mars pour le retrouver en tête), le "oui" gagne cinq points par rapport à la précédente enquête, des 22 et 23 avril, tandis que le "non" recule dans les mêmes proportions.
Interrogés sur la fermeté de leur intention de vote, 66% des sondés affirment que leur choix est définitif. Parmi eux, 86% voteront "oui" et 80% "non". En revanche, 20% des personnes interrogées, se disant certaines d'aller voter, n'ont pas exprimé d'intention de vote, contre 26% en avril.
Si 46% "souhaitent" la victoire du "oui" (contre 35% d'un avis contraire), 43% seulement la "pronostiquent" (contre 36% voyant plutôt la victoire du "non").
S'agissant des conséquences du référendum sur le traité constitutionnel, 43% affirment craindre une victoire du "non", tandis que 38% s'inquiètent d'un possible succès du "oui". Mais pour 51% des sondés, contre 32%, le "oui" incarne davantage le changement que le "non".
Quant aux événements de la semaine dernière qui ont pu influencer le choix des Français, l'intervention télévisée de Lionel Jospin a plutôt incité à voter "oui" (28% contre 26% pour le "non"), alors que le débat sur les importations de textile chinois a fait pencher la balance vers le "non" (49% contre 31% pour le "oui").
- sondage réalisé par téléphone les 29 et 30 avril auprès d'un échantillon de 960 personnes, représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales, selon la méthode des quotas).