PS - Mélenchon

PARIS, 19 mars 2005 (AFP) - Le sénateur PS de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon estime qu'il n'a "pas à être sanctionné" par le bureau national du parti pour avoir participé jeudi à un meeting en faveur du Non au référendum sur le traité constitutionnel européen, aux côtés de dirigeants du PCF, de la LCR et du MRC.
"Les communistes, je les côtoie depuis les années 1970. je ferai d'autres réunions avec eux et avec les partisans du non de gauche", déclare M. Mélenchon dans une interview parue samedi dans Le Parisien.
"Je n'ai pas à être sanctionné pour cela", affirme-t-il en indiquant qu'il veut "continuer à avoir toute (sa) place au PS".
Peu avant la tenue de ce meeting, le numéro un du PS François Hollande avait averti qu'il n'allait "pas laisser passer des comportements qui pourraient rendre confuse la position du PS".
François Rebsamen, directeur de la campagne PS pour le oui, avait de son côté rappelé que les tenants du non ne devaient pas faire "tréteaux communs avec les partis de gauche qui se sont prononcés contre le traité". "Nous ne leur avons pas demandé de changer d'avis", a-t-il précisé, "nous respectons leur conscience, mais nous voulons maintenant qu'ils respectent le PS".
"Si le contrat est rompu", avait ajouté M. Rebsamen, alors "la situation sera évoquée au cours du prochain bureau national" de mardi, seule instance à prendre des décisions.
Le bureau national du PS devrait donc se pencher sur le cas de M. Mélenchon mais également sur celui de Marc Dolez, qui, comme le sénateur de l'Essonne, a participé à une réunion publique en faveur du Non.
MM. Dolez et Mélenchon sont tous deux membres du bureau national.