PS - Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

PARIS, 14 mars 2005 (AFP) - Henri Emmanuelli, député PS des Landes, a déploré lundi sur RTL une "utilisation abusive et un peu médiocre" de ses propos sur les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, soulignant avoir illustré par un "exemple" le caractère non infaillible de la majorité de son parti.

"On ne me fait dire ce que je n'ai pas dit", a lancé sur RTL l'ancien Premier secrétaire du Parti socialiste, tenant du non au référendum sur la Constitution européenne. "J'ai dit que la majorité du parti n'était pas infaillible et j'ai donné deux exemples historiques où cela avait été le cas".

"Par esprit d'association, par raisonnement analogique, on a dit que je comparais ceux qui appelaient à voter pour le oui à ceux qui avaient voté les pleins pouvoirs. Ce genre d'amalgame, j'y suis habitué, j'aurais dû me méfier", a-t-il ajouté.

"Je regrette" que "certains en fassent une utilisation abusive et un peu médiocre", a poursuivi l'animateur du courant "Nouveau Monde". "Je fais campagne contre le traité constitutionnel et plutôt que de parler de petites phrases sans grand intérêt, j'aimerais que ceux qui sont pour le oui me donnent leurs arguments".

"Je n'ai pas l'intention de polémiquer avec les socialistes, je ne fais pas campagne dans le parti, je fais campagne dans le pays", a-t-il insisté.

Comme on lui opposait la désapprobation du sénateur Jean-Luc Mélenchon, qui a évoqué la "fin d'une période" concernant leur courant minoritaire commun Nouveau Monde, M. Emmanuelli a simplement observé : "il y a une réunion du courant avec 200 personnes et cela n'a pas été les conclusions. Chacun dit ce qu'il veut, je ne polémiquerai pas avec les socialistes, qu'ils soient pour le oui ou pour le non".

M. Emmanuelli avait déclaré vendredi sur France Bleu-Gascogne qu'il y avait en 1956 "une majorité de socialistes pour envoyer le contingent en Algérie, ce n'est pas pour ça que c'était une bonne chose. Il y avait une majorité de socialistes pour voter en 1940 les pleins pouvoirs à Laval, ceux qui ont résisté sont passés à la postérité et ceux qui l'ont fait ont fini dans l'opprobre".

 

@

 

PARIS, 14 mars 2005 (AP) - Trois jours après avoir déclaré que le Parti socialiste n'était pas infaillible, le vote des pleins pouvoirs à Pétain en 1940 en étant un exemple, le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a dénoncé lundi un "amalgame".

"On me fait dire ce que je n'ai pas dit et je n'aime pas les associations d'idées", a-t-il déclaré sur RTL. "J'ai dit que la majorité du parti n'était pas infaillible et j'ai donné deux exemples historiques où cela avait été le cas. Alors, par esprit d'association, par raisonnement analogique, (...) on a dit que je comparais ceux qui votaient pour le 'oui' à ceux qui avaient voté les pleins pouvoirs".

"Ce genre d'amalgame, j'y suis habitué, j'aurais dû me méfier", a-t-il poursuivi. "Ce que je regrette aussi, c'est que certains en fassent l'utilisation qu'ils en font, qui est une utilisation abusive et un peu médiocre".

Revenant sur son opposition au traité, il a répété que le "oui" socialiste était une "erreur historique", car il "ne prend pas en compte ce qui va être le problème majeur des années à venir, c'est-à-dire les délocalisations, la protection de l'emploi et du salarié en Europe".

"On promeut une sorte de libre-échange sans précaution qui va exposer des millions de salariés en Europe à la précarité, au chômage ou à la pression sur les salaires", a dénoncé Henri Emmanuelli.

Dans une déclaration vendredi à "France Bleu Aquitaine", le député socialiste rappelait qu'il y avait eu "une majorité socialiste pour envoyer le contingent en Algérie; ce n'est pas pour autant que cela a été une bonne chose. Il y a eu une majorité pour voter les pleins pouvoirs à (Pierre) Laval (chef du gouvernement de Philippe Pétain, ndlr): ceux qui ont résisté sont passés à la postérité; ceux qui ont approuvé ont été couverts d'opprobre".

 

Publicité

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article