MPF - de Villiers

PARIS, 2 mars 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a affirmé mercredi, à l'issue d'un entretien avec Jacques Chirac à l'Elysée, que le président de la République était "inquiet sur le résultat" du référendum sur la Constitution européenne.
"J'ai senti Jacques Chirac inquiet sur le résultat", a dit le président du conseil général de Vendée, reçu par le président de la République dans le cadre de ses consultations des partis politiques sur le référendum sur le traité constitutionnel européen.
"J'ai dit au président +On a un vrai désaccord, profond sur l'Europe. Vous êtes le chef du oui, je suis un des porte-parole du non. Mais sur le résultat, c'est un point d'accord, vous avez raison d'être inquiet", a déclaré à la presse Philippe de Villiers.
Au cours de cet entretien, le président du MPF a insisté sur le respect de "l'équité, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans les grands médias audiovisuels", et a dit son souci de voir le Conseil supérieur de l'audiovisuel "jouer son rôle, ce qui aujourd'hui n'est pas le cas". "Le CSA est une institution fantôme", a-t-il dit.
"J'ai le sentiment que le président de la République a beaucoup d'inquiétude sur le résultat du référendum et qu'il n'a pas envie de se mettre, en plus, sur le dos un argumentaire sur le déséquilibre des moyens", a ajouté Philippe de Villiers.
Il a demandé la création d'une commission nationale d'arbitrage, chargée, comme aux Pays-Bas, de veiller à ce que "l'équilibre soit respecté sur le plan des temps d'antenne et des moyens financiers".
Il a aussi demandé que les partis ayant obtenu 5% des voix aux élections européennes aient accès à la campagne officielle et puissent bénéficier "d'une dotation financière supplémentaire pour les menues dépenses de la campagne, avec naturellement un compte de campagne". Ils pourraient aussi adresser une lettre à tous les Français.
"Le président se réserve le moment venu, sans doute à la fin de la semaine, de donner sur tous ces sujets sa position", a dit Philippe de Villiers.
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PARIS, 2 mars 2005 (AFP) - Le président Jacques Chirac est "inquiet" sur le résultat du référendum, a affirmé mercredi le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers.
"J'ai senti Jacques Chirac inquiet", "inquiet sur le résultat", a-t-il dit à l'issue de son entretien avec le chef de l'Etat. "Malgré la pluie et la neige, je souris", a-t-il plaisanté.
Philippe de Villiers était reçu par le président Jacques Chirac à l'Elysée dans le cadre de ses consultations sur l'organisation du scrutin qui doit se tenir avant l'été.
Concernant la date à laquelle devrait se tenir le référendum, M. de Villiers a expliqué avoir dit à Jacques Chirac "qu'il ne fallait pas donner le sentiment aux Français" qu'on cherche "à prendre le pays de vitesse, donc fin mai, début juin me parait une bonne période".
Sur la question du financement de la campagne, le président du MPF s'est dit "assez optimiste ce soir sur un équilibre à venir entre le oui et le non". "J'ai senti le président ouvert et je ne doute pas qu'il y ait de la part du président la volonté de débarrasser le débat de la question de l'inégalité et du déséquilibre des moyens", a-t-il expliqué.
Philippe de Villiers a proposé "d'avoir comme portail d'accès à la campagne officielle les partis qui ont fait 5% aux élections européennes". Il a souhaité la création d'"une commission nationale d'arbitrage", chargée de s'assurer que "l'équilibre soit respecté sur le plan des temps d'antenne et des moyens financiers".
Il a également proposé que l'Etat finance l'envoi aux Français d'une "lettre" de chaque parti ayant fait plus de 5% aux élections européennes, avec par ailleurs "la possibilité d'avoir une dotation financière complémentaire pour les menues dépenses de la campagne".
"Aucune question n'a été esquivée par le président", s'est félicité le député européen. Jacques Chirac "se réserve de donner le moment venu, sans doute à la fin de la semaine, sur tous ces sujets, sa position", a-t-il précisé.
Après Nicolas Sarkozy (UMP) et François Hollande (PS) mardi, ainsi que François Bayrou (UDF) et Yann Wehrling (Verts) mercredi, Jacques Chirac devait encore recevoir jeudi matin la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, le président du PRG Jean-Michel Baylet et George Sarre (MRC).
C'est à l'issue de ces consultations que le président français doit fixer la date du référendum sur la Constitution européenne.