PS - Mélenchon

Publié le par France Républicaine

PARIS, 18 fév 2005 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l'Essonne, opposé à la constitution européenne, a lié vendredi le sort de Jacques Chirac au résultat du référendum, en estimant que si le non gagne, il devra partir, et que si le oui l'emporte, il sera "en position de force" pour 2007.

"A la fin de cette histoire, si le oui l'emporte, c'est Jacques Chirac qui en bénéficiera", a-t-il dit sur RTL.

"Si le oui gagne, clairement il sera en position de force et nous ne sommes pas à l'abri de le retrouver en 2007" à la présidentielle, a jugé M. Mélenchon.

En revanche, "si c'est le non, c'est lui qui doit payer", a-t-il dit, en accusant le chef de l'Etat de s'être "fichu" des résultats des trois élections de 2004, régionales, cantonales et européennes.

M. Mélenchon, animateur du courant minoritaire Nouveau Monde, a souligné que "ce n'est pas François Hollande qui a négocié le traité, c'est Jacques Chirac". "Ce n'est pas François Hollande qui l'a signé, c'est vingt gouvernements de droite sur vingt-cinq. Par conséquent, le responsable de ce mauvais traité, mal négocié, c'est Jacques Chirac", a affirmé le sénateur socialiste.

Il a ajouté que "celui qui pose la question", c'est encore M. Chirac.

Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'il défendait "une position que l'on va dire personnelle" dans le débat sur la constitution puisqu'il n'y qu'"une position du PS, c'est le oui". "Je mène campagne pour que la France dise non au traité", a-t-il ajouté.

 

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PARIS, 18 fév 2005 (AP) - Le sénateur socialiste de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon a observé vendredi qu'il ne sera "pas fusillé" pour son opposition au projet de Constitution européenne, une position contraire à celle du PS.

"J'ai un désaccord sur une Constitution, c'est grave, d'accord, mais enfin, je suis socialiste tripes et boyaux, ça fait 27 ans que je suis membre de ce parti", a-t-il rappelé sur RTL. "Le PS est un parti qui a une tradition de bienveillance, de tolérance interne, même si parfois le ton monte et que nous nous écharpons parfois un peu vigoureusement".

Mais, a-t-il ajouté, la "punition", "les représailles pour délit d'idées", "ce n'est pas le style de la maison". "Que voulez-vous qu'ils (les dirigeants du parti) fassent? L'hypothèse où ils me font taire n'existe pas. On ne va pas me fusiller!"

Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs plaidé pour une démission du président Jacques Chirac, en cas de "non" au référendum. "Cela va de soi, car qui a négocié le traité? Ce n'est pas François Hollande qui a négocié le traité, c'est M. Chirac. Ce n'est pas M. Hollande qui l'a signé, c'est vingt gouvernements de droite sur 25. Par conséquent, le responsable de ce mauvais traité, mal négocié, (...) c'est Jacques Chirac", a-t-il souligné.

Et de conclure: "par conséquent, à la fin de toute cette histoire, vous savez que si le 'oui' l'emporte, c'est lui qui en bénéficiera. Mais si le 'non' l'emporte, alors clairement, c'est lui qui doit payer".

 

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