RPF - Pasqua

Publié le par France Républicaine

PARIS, 14 jan 2005 (AFP) - Le président du Rassemblement pour la France Charles Pasqua, partisan du non au référendum sur la constitution européenne, ne souhaite pas pour autant la formation d'un "cartel des nons".

"Il n'y a pas de porte-parole du non, il n'y aura pas de cartel du non, ce serait une stupidité", a déclaré M. Pasqua à Questions d'info, diffusé jeudi et vendredi par La Chaîne parlementaire-Assemblée nationale et France Info.

"On m'a déjà demandé de m'associer à un certain nombre de gens", a reconnu M. Pasqua avant de préciser qu'il ne voulait "rien avoir à faire avec Philippe de Villiers: je le connais maintenant, ça suffit à mon bonheur".

MM. Pasqua et Villiers avaient constitué une liste commune aux européennes de 1999, obtenant 13% des suffrages devant la liste RPR menée par Nicolas Sarkozy, avant de se séparer, peu après, en très mauvais termes.

Interrogé sur un éventuel rapprochement, pour la campagne référendaire, avec Jean-Pierre Chevènement, M. Pasqua répond: "C'est autre chose... Pourquoi pas? Mais je ne crois pas que ce soit une bonne chose d'envisager de mener une action commune: je crois qu'il vaut mieux que chacun s'adresse aux segments de l'opinion dont il se sent le plus proche ou dont il est le représentant, que d'avoir sur la même tribune des gens de sensibilités diverses ou opposées".

M. Pasqua a estimé qu'on ne pouvait "pas dissocier le problème de la Turquie du référendum sur la constitution".

"La Turquie n'est pas seulement un pays musulman, c'est un pays islamiste. Il y a danger pour l'Europe d'accepter la Turquie en son sein, parce que cela veut dire, pour les minorités musulmanes importantes que nous avons dans chacun de nos pays et qui sont elles-mêmes travaillées par les islamistes, qu'elles auront une référence à l'intérieur de l'Union européenne", a-t-il estimé. "C'est un danger considérable à terme", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il y a une très large majorité des Français qui est hostile à l'entrée de la Turquie" dans l'union européenne". "Le seul moyen, c'est de répondre non à la constitution", a-t-il ajouté.

 

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