MRC - Chevènement

Publié le par France Républicaine

PARIS, 12 jan 2005 (AFP) - Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a estimé que le terme de "constitution européenne" était "un subterfuge", interrogé mercredi pour l'émission Res Publica sur France Inter.

"Il y a plus qu'une ambiguité, un subterfuge, à vouloir appeler +constitution+ un traité qui n'a que la valeur d'un traité", a déclaré M. Chevènement en accusant: "il s'agit de répandre dans l'esprit public l'idée que la Constitution européenne serait supérieure à la Constitution nationale".

M. Chevènement, qui devait être reçu en fin d'après-midi par le président Jacques Chirac, dans le cadre de la préparation du prochain référendum sur la Constitution européenne, a lancé qu'il "abordait cette campagne un peu comme David affrontait Goliath".

"Des moyens écrasants sont à la disposition du oui", a-t-il accusé alors que "très peu de moyens" sont disponibles pour aborder "la bataille du non".

M. Chevènement a présenté les trois arguments que le MRC allait utiliser dans cette campagne pour laquelle quelque 150 meetings sont prévus dans toute la France. D'abord, "la constitution ne peut que nous ancrer dans la régression économique et sociale", a-t-il détaillé, puis "ce texte sape les fondements de la démocratie", et enfin, il "marginalise la France encore plus" dans une Europe à 25 et bientôt 30.

En ce qui concerne la question de la Turquie - il est favorable à son entrée dans une "Europe des nations" - , M. Chevènement a assuré qu'il ne l'utiliserait pas dans la campagne du référendum, "mes trois arguments sont assez forts".

 

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PARIS, 12 jan 2005 (AP) - Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement a dénoncé mercredi "les pressions incroyables" exercées sur les opposants à la Constitution européenne.

Invité de l'émission "Res Publica" sur France Inter avant d'être reçu par Jacques Chirac, Jean-Pierre Chevènement a expliqué qu'il "aborde cette campagne un peu comme David affrontait Goliath".

"Je sais très bien que des moyens écrasants sont à la disposition du 'oui' de tous les partis installés (UMP, PS, Verts)", ainsi que "l'essentiel de l'establishment des moyens audiovisuels", a-t-il avancé. "C'est avec très peu de moyens que nous allons aborder cette bataille."

Au cours de son entretien avec le président Chirac, l'ancien ministre de la Défense "va (lui) demander un plan d'accès égal aux partisans du 'oui' et du 'non' aux médias". "C'est le rôle du CSA".

"Il est normal que ces temps d'antenne soient repartis en fonction de la représentation obtenues par les uns et les autres aux élections présidentielle et législatives", a-t-il ajouté en soulignant que "le non a ses chances".

Pour les partisans du 'oui', "il s'agit de répandre dans l'esprit public l'idée que la Constitution européenne serait supérieure à la Constitution nationale", a regretté ce farouche opposant au projet constitutionnel européen. Ce dernier "ne peut que nous créer de la régression économique et sociale (...) saper les fondements de la démocratie (...) et marginaliser la France encore plus".

Quant à l'adhésion de la Turquie, l'ancien ministre s'est déclaré favorable à son entrée dans une "Europe des nations" tout en qualifiant de "dérive préoccupante" son arrivée "dans une Europe intégrée".

Interrogé sur une éventuelle candidature à la prochaine présidentielle, Jean-Pierre Chevènement a rétorqué qu'il ne serait "pas inerte en 2007". Fort de 1,5 million de voix au premier tour en 2002, il a souligné que "c'est quelque chose qui est considérable".

"Je mesure la responsabilité que cela me donne", a-t-il conclu.

 

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