PS - Emmanuelli

MARSEILLE, 17 mai 2005 (AFP) - Le député socialiste Henri Emmanuelli, partisan du non au référendum sur la Constitution , a souligné mardi à Marseille le lien entre "la constitution européenne et la casse sociale", estimant que "les délocalisations, la directive Bolkestein, et le traité constitutionnel sont liés".
"Dire qu'il n'y a pas de rapport entre la Constitution européenne et la casse sociale, c'est avoir de l'estomac et imaginer que les autres n'ont pas de cervelle", a affirmé M. Emmanuelli à la presse avant un meeting à Marseille du Comité du non socialiste.
"Je fais le lien entre les délocalisations et ce traité, car pour pouvoir atténuer ce phénomène, il faudrait pouvoir faire une harmonisation fiscale à l'intérieur de l'Europe, or c'est interdit par le traité", a poursuivi le président du Conseil général des Landes sur France 3 Méditerranée.
"Il faudrait pouvoir mettre de l'argent, or il n'y en a pas, donc il faudrait pouvoir faire du déficit budgétaire ou voter un impôt, ce qui est interdit par le traité", a-t-il ajouté.
"Il faudrait pouvoir édicter des normes sociales, c'est interdit par le traité. Et il faudrait avoir un tarif extérieur commun", a-t-il ajouté.
"Voyez le ridicule où nous sommes: les Etats-Unis et la Turquie, en 8 jours, ont rétabli les contingents sur le textile. En Europe, nos grands chefs à plume se posent la question de savoir s'il va y avoir une enquête ou pas", a enfin estimé M. Emmanuelli.
Les Etats-Unis ont réimposé le 13 mai des quotas sur les importations de textiles chinois qui ont déferlé sur le marché depuis janvier.