NON de gauche

Publié le par France Républicaine

TOULOUSE, 12 mai 2005 (AFP) - Plus de cinq mille personnes selon les organisateurs, ont dit leur enthousiasme jeudi pour "une autre Europe" lors du meeting régional du "Non de gauche" à Toulouse en présence des principaux ténors nationaux de la campagne, Marie George Buffet (PC), Olivier Besancenot (LCR), Jean-Luc Mélenchon (PS) et José Bové (syndicaliste paysan).

"Nous sommes le nombre, nous sommes la force, (...) nous avons placé en tête les raisons de gauche de voter non, honte à ceux qui veulent nous amalgamer au pire, nous sommes la gauche ouverte généreuse, internationaliste, républicaine, nous n'avons rien à voir avec les xénophobes", a déclaré le sénateur socialiste sous les acclamations.

"Vous tenez le balai: à 50%, c'est le texte de la constitution qui part à la poubelle, à 55% celui qui l'a signé, à 60% tous ceux qui l'ont soutenue", a conclu Jean-Luc Mélenchon.

"Les oui-ouistes sont tristes et agressifs, ici il y a du bonheur, on est en train de réaliser quelque chose d'historique", a déclaré Marie-Georges Buffet au terme d'un meeting de plus de trois heures.

"Ce sera un signe extraordinaire pour tous les peuples de la terre que l'OMC et Bush ne vont plus régner en maîtres, le non va déboucher sur une formidable dynamique, c'est résister pour changer", a ajouté la secrétaire générale du PCF.

Olivier Besancenot comme Jean-Luc Mélenchon et Marie-Georges Buffet se sont réjouis que ce débat sur la Constitution européenne ait permis pour la première fois une grande campagne politique unitaire rassemblant les communistes, les opposants socialistes ou Verts et l'extrême gauche.

Le referendum du 29 mai, "c'est le plus grand débat qu'on ait eu depuis trente ans, cela va redonner de la force au suffrage universel", a déclaré José Bové.

"Un succès du non pourrait être un encouragement extraordinaire pour vaincre le libéralisme", a ajouté de son côté le leader de la LCR, appelant également à "une grande journée de désobéissance sociale le lundi de Pentecôte".

Dans la ville d'Airbus, symbole de coopération européenne Airbus, le sénateur socialiste comme José Bové ont dénoncé la récupération du succès de l'A380 par Jacques Chirac. "J'ai été surpris d'entendre que l'Airbus votait oui à la Constitution européenne", a déclaré Bové en marge du meeting, alors qu'il a fallu surmonter les pesanteurs de Bruxelles, la convaincre d'accepter des financements publics".

Jean-Luc Mélenchon a renchéri : "si vous voulez à nouveau avoir des projets comme Airbus, il faut voter non (...) les grandes réalisations ont toujours été le fait de l'action publique, l'action privée en général prenant la suite quand cela devient profitable".

Les orateurs ont aussi récusé l'idée d'un isolement français: "votez non pour nous, disent les peuples qui n'ont pas le droit de voter", a lancé Susan George, vice-présidente d'Attac.

Tous, de Jean-Yves Salesse pour la fondation Copernic aux syndicalistes et militants locaux, ont mis l'accent sur leur première victoire: "avoir imposé un débat de fond qu'on aurait voulu confisquer (...) à travers un déferlement médiatique et institutionnel pour le oui".

Les organisateurs ont appelé leurs militants à "aller dans les bureaux de vote le 29 mai afin qu'un minimum d'équité y soit représenté".

 

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TOULOUSE, 12 mai 2005 (AP) - La France n'a "jamais été aussi européenne depuis qu'elle s'apprête à dire non à la constitution européenne", a déclaré jeudi soir le sénateur socialiste de l'Essonne Jean-Luc Melenchon lors d'un grand meeting unitaire de la gauche à Toulouse, une gauche "ouverte et généreuse" qui mérite le "respect".

Près de 5.000 personnes s'étaient rassemblées au Parc des Expositions de la ville rose pour assister à ce meeting qui réunissait les ténors du "non" de gauche. Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot (LCR) ou José Bové (Via Campesina) étaient présents ainsi que des représentants d'associations comme Attac, Solidaires, Motivées ou la FSU contre la Constitution .

C'est dans une ambiance festive et surchauffée que les intervenants ont pris la parole durant près de trois heures et demi pour dénoncer le projet de constitution , sur lesquels les Français sont appelés à se prononcer par référendum le 29 mai.

"Toulouse la ville d'Airbus est le bon endroit pour dire non à la constitution , car si on veut encore des avions comme ceux d'Airbus (...) il ne faut pas voter la constitution , car elle interdit les subventions politique et de fausser la concurrence", expliquait avant de monter sur scène Jean-Luc Mélenchon.

"Regardez nous ce soir, nous sommes la gauche ouverte, généreuse, européenne, républicaine internationaliste, et nous n'avons rien à voir avec les xénophobes. Nous méritons le respect", a-t-il lancé, faisant allusion aux affrontements entre les deux camps du Parti socialiste. Laurent Fabius, partisan socialiste du "non", a été violemment pris pour cible cette semaine par les tenants du "oui" au PS, qui l'ont accusé de défendre des arguments "xénophobes".

"Nous incarnons la nouvelle union de gauche", a lancé M. Mélenchon, se félicitant de la campagne commune menée avec les autres formations de gauche et plus particulièrement le PCF. "Si le nom l'emporte, c'est un coup porté à Raffarin, Sarkozy ou Seillière. On va stopper l'offensive libérale en France, en Europe et dans le monde", a estimé la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet.

 

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