MPF - Villiers

PARIS, 12 mai 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a souligné jeudi "l'importance" des déclarations de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, qui a reconnu jeudi que "le devoir de vérité impose de dire qu'il peut y avoir un plan B" en cas de rejet de la Constitution européenne.
"La déclaration de Jacques Delors est un évènement important dans la campagne référendaire", a déclaré M. de Villiers à l'AFP.
"En effet, en avouant qu'il peut y avoir un plan B, Jacques Delors souligne, avec l'autorité de son expérience, que le vote non ne conduit pas à une impasse mais qu'il porte bien une solution de renégociation", a ajouté M. de Villiers, qui milite pour le non au référendum.
Selon le président du MPF, "cette solution est d'ailleurs prévue en toutes lettres par la déclaration numéro 30 qui figure page 186 de la Constitution ".
"Tout est clair, le non français sera contagieux et fondateur. Il n'y a aucun risque d'un vide juridique ou politique. L'Europe continuera. Mais il faudra tenir compte du message du peuple Français", a-t-il ajouté.