syndicats - Snep-FSU
PARIS, 12 mai 2005 (AFP) - Le syndicat FSU des professeurs d'éducation physique, le Snep, a appelé jeudi ses militants et adhérents à rejeter le projet de Traité constitutionnel européen.
Le Snep a pris cette décision, appelant à "s'engager individuellement et collectivement" et à "argumenter auprès des collègues et de l'opinion publique pour le rejet de projet de traité", après avoir effectué une consultation individuelle de ses adhérents, a-t-il expliqué dans un communiqué.
Cette consultation a donné 61,3% de voix contre le traité, 8,3% pour et 30,4% ne voulant pas exprimer de point de vue.
Dès le 24 mars, la FSU, première organisation de l'Education, avait exprimé son "profond désaccord" et sa "condamnation" du projet de Constitution européenne dans un texte voté en conseil fédéral (83 voix contre 37).
Elle y dénonçait notamment une "concurrence érigée en principe d'organisation de la société", une "conception libérale des services publics", un "dumping social et fiscal".
En matière d'Education, elle dénonçait une "conception soumise à la logique économique de la compétitivité, dominée par l'utilitarisme et l'individualisme".
Toutefois, elle différait toute consigne globale de vote avant que ses syndicats ne se soient prononcés.
Par ailleurs, lors de son congrès début avril, le syndicat FSU des lycées et collèges, le Snes, avait "condamné" et "rejeté" (404 voix contre 8) le projet de traité comme "allant à l'encontre de l'Europe que nous voulons construire" sans toutefois donner de consigne de vote.