PS - Fabius

Publié le par France Républicaine

PARIS, 12 mai 2005 (AFP) - Laurent Fabius, numéro 2 du PS et avocat du non au référendum sur la Constitution européenne, a affirmé jeudi sur France Info/LCP que François Mitterrand n'aurait pas accepté les articles du texte traitant de la défense et du rôle attribué à l'Otan.

Dans le texte du traité constitutionnel, l'article I-41 stipule que l'OTAN reste, "pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en oeuvre".

Pour M. Fabius, il s'agit là d'une "formulation que jamais la France dans le passé n'avait acceptée".

"François Mitterrand n'aurait pas négocié les choses ainsi", affirme M. Fabius qui fut l'un de ses premiers ministres, "il était extrêmement attaché à une défense forte, à la fois nationale et européenne". Or, a-t-il ajouté, avec la Constitution qui est soumise à référendum, "il devient très difficile de créer une défense européenne, une constante de la politique française".

Interrogé sur l'intervention de Danielle Mitterrand qui s'est prononcée, comme lui, pour le non au référendum, M. Fabius l'a jugée "très forte et émouvante".

 

@

 

PARIS, 12 mai 2005 (AFP) - Laurent Fabius, numéro 2 du PS, tenant du non, a déclaré qu'il fallait "se préparer à l'hypothèse de la victoire du non" au référendum sur la Constitution européenne et qu'il était "très important que le non français soit un non pro-européen et social".

"Il faut se préparer à l'hypothèse de la victoire du non", a dit M. Fabius, interrogé jeudi sur France Info/LCP-Assemblée. "Il est très important que le non français soit un non pro-européen et social", a-t-il ajouté, car "c'est la position défendue par beaucoup de gens à gauche".

M. Fabius a affirmé que si le non gagnait, un réexamen serait possible "en vertu du texte, à partir de novembre 2006 par les chefs d'Etat en exercice". "On ne va pas faire l'Europe sans la France", a-t-il assuré, "évidemment il y aura rediscussion".

"Toute ma vie, j'ai été un partisan de l'Europe et même un artisan concret et je continue", a-t-il ajouté, en justifiant sa position pour le non : "nous n'allons pas voter pour ou contre l'Europe, mais à la question +quel est le contenu+". "Moi je souhaite avec des millions de gens une Europe plus sociale", a-t-il insisté, et "je dis non au nom même de mon engagement européen".

Au sujet des critiques à son égard des socialistes pour le oui, M. Fabius a simplement commenté: "il est très mauvais de monter à gauche les uns contre les autres, travailler dans l'unité est indispensable".

 

Publicité

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article