PS - Fabius

Publié le par France Républicaine

ROUEN, 10 mai 2005 (AFP) - Laurent Fabius, numéro 2 du PS et partisan du non au traité constitutionnel européen, a affirmé, mardi à Rouen, qu'il avait "rarement ressenti une sorte de mouvement d'intimidation intellectuelle aussi puissant" que lors de cette campagne référendaire.

Intervenant devant quelque 600 personnes - principalement des étudiants - réunis à l'université de Rouen/Mont-Saint-Aignan, le député de la Seine-Maritime a dénoncé une "pression extrêmement forte" qui ne laisse "le choix qu'entre le oui et le oui", avec "disqualification" des partisans du non, réduits à des "mauvais Français" ou des "fauteurs de guerre".

Il a dénoncé une "propagande officielle terrible", critiquant le fait que le "temps de parole du +chef du oui+ (NDLR: le président Jacques Chirac) n'est pas décompté", pas plus que celui de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing pour la raison que ce dernier "ne prend pas parti, mais explique".

Revenant sur la participation de Simone Veil, membre du Conseil constitutionnel, à la campagne référendaire, il a dit que son "entrée dans la bataille" était "comme si l'arbitre" d'un match de football "descendait faire le 12e homme sur le terrain" en faveur d'une des deux équipes. Il a dénoncé les 14.000 panneaux affichés en France qui "tronquent" les articles du traité.

"Mais nous ne sommes pas des moutons, c'est une chose importante", a ajouté l'ancien Premier ministre, qui a répété qu'on n'avait pas affaire à un "référendum mais à un propagandum".

Il a indiqué trois changements qui lui feraient accepter le texte: il doit être rendu "révisable", la troisième partie doit disparaître, et enfin il doit permettre qu'il y ait un "premier cercle de pays avançant plus vite que les autres".

 

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