PS - Fabius

PARIS, 10 mai 2005 (AFP) - Laurent Fabius, numéro 2 du PS, partisan du non à la Constitution européenne, a distingué mardi "le droit dur" et "le droit mou" dans la Constitution européenne.
"Dans ce texte, tout ce qui est économique et financier, c'est très précis, c'est du droit dur. Tout ce qui est social, c'est flou, c'est du droit mou", a-t-il fait valoir sur RMC Info.
L'ancien Premier ministre a affirmé qu'en cas de victoire du oui, "on poursuit la plupart des défauts des politiques actuelles" de l'Union européenne. "C'est seulement le non qui permet un changement européen", a-t-il assuré.
Il a dénoncé la "série de mensonges qu'il faut rectifier", en accusant les partisans du oui, et en particulier "le chef du oui Jacques Chirac" de "véhiculer partout" (...) "beaucoup de faussetés, d'erreurs, de mensonges".
Selon Laurent Fabius, quand Jacques Chirac "nous dit que la directive Bolkestein est enterrée, il est pris en flagrant délit" de mensonge, car cette directive sur la libéralisation des services "va ressortir dès après le vote si le vote est oui".