PS - NM - Mélenchon

Publié le par France Républicaine

AIX-EN-PROVENCE (Bouches-du-Rhône), 4 mai 2005 (AFP) - Une renégociation du traité constitutionnel européen est possible si les Français le rejettent lors du référendum du 29 mai, a assuré mercredi à Aix-en-Provence Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l'Essonne et partisan du "non".

"Si on dit +non+, on renégociera car le traité de Nice (le texte européen actuellement en vigueur, ndlr) a une durée de vie limitée, et parce que les autres Etats européens n'ont pas que des sentiments, ils ont aussi des intérêts", a déclaré M. Mélenchon, lors d'une conférence à l'Institut d'études politiques d'Aix.

"Je n'accepte pas l'argument selon lequel les autres (européens) sont nos ennemis. Ce sont nos partenaires, on peut discuter avec eux de tout ce qu'on a en commun, de ce qui est universel", a-t-il expliqué.

Le sénateur PS juge par exemple "universelle la laïcité que nous avons mis trois siècles à arracher aux cléricaux. Or, la laïcité n'est pas mentionnée dans le traité", qui reconnaît pourtant selon lui "la contribution des églises".

M. Mélenchon a également estimé que le traité constitutionnel "mettrait en place un système anti-démocratique" puisqu'il ne donne ni le pouvoir de décision ni le pouvoir de blocage au peuple ou à ses représentants du parlement européen. "Ceci est une machine à fabriquer des nationalismes", a-t-il mis en garde.

"Ce texte interdit l'harmonisation sociale", mentionne explicitement que "les Etats-membres s'efforcent de procéder à la libéralisation des services" (art. III-148) et aboutit à "un nivellement par le bas", a-t-il jugé.

Selon M. Mélenchon, l'Europe ne pouvant être emprunteur, le budget européen, plafonné, ne sera pas suffisant "pour financer le rattrapage économique des 10 pays qui ont rejoint l'UE ", comme ce fut le cas à l'époque pour l'Irlande, l'Espagne, le Portugal ou la Grèce.

 

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