PS - NPS - Montebourg

Publié le par France Républicaine

PARIS, 28 avr 2005 (AFP) - Le député PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg affirme, dans un entretien à paraître vendredi dans Libération, que le oui de Lionel Jospin au traité constitutionnel européen "est un oui de résignation".

Il juge par ailleurs que "le retour de Jospin, c'est un passeport pour le désespoir" de la nouvelle génération du PS.

L'ancien Premier ministre "n'appartient pas à la génération des bâtisseurs, celle des Mitterrand ou Delors". "Il n'est pas non plus un refondateur. C'est un résigné, comme l'a montré son +non au non+ à Maastricht en 1992 ou son acceptation du traité d'Amsterdam en 1997. Son oui au traité est un oui de résignation", ajoute l'animateur du Nouveau Parti socialiste.

Interrogé pour savoir s'il réclame "un droit d'inventaire du jospinisme", M. Montebourg répond : "Ce n'est pas un droit, c'est un devoir". "(...) Le vide créé par le départ de Jospin a empêché toute confrontation avec ses responsabilités. Il est temps de s'y mettre puisque tout indique aujourd'hui qu'il s'agissait d'un faux départ".

Selon le député, "ceux qui ont pris les rênes (du PS) en 2002 nous ont mis dans une situation telle que nous n'aurions pas d'autre choix qu'un retour en arrière en nous jetant dans les bras de Jospin. C'est une situation terrible".

"Pensons aux militants qui ont pris leur carte après le 21 avril en pensant qu'il fallait changer la politique : pour eux, le retour de Jospin, c'est un passeport pour le désespoir", assure Arnaud Montebourg.

 

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PARIS, 28 avr 2005 (AP) - Le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, opposé à la Constitution européenne, a affirmé vendredi qu'il n'a "pas été convaincu" par l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin.

"Je n'ai pas été convaincu", a réagi Arnaud Montebourg sur France-Info. Selon lui, "Lionel Jospin n'entend pas et n'a pas voulu entendre la véritable signification profonde du non qui s'installe dans le pays".

Pour le député socialiste, la montée du non "est une prise de pouvoir par les citoyens sur l'orientation de l'Europe, ce n'est pas un déni de l'Europe". "Nous avons un besoin formidable d'Europe et nous n'arrivons pas à en faire un instrument démocratique et un instrument de protection contre les périls économiques anti-sociaux extérieurs", a-t-il dit pour expliquer son opposition au traité européen.

M. Montebourg a également dénoncé les socialistes qui soutiennent le oui, estimant que leur attitude traduit "le refus de combattre l'Europe telle qu'elle est". "C'est une sorte de résignation", a-t-il regretté.

 

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