Collectifs du NON socialiste
PARIS, 27 avr 2005 (AFP) - Les "collectifs du non socialiste" à la Constitution européenne, animés par le député des Landes Henri Emmanuelli, se sont indignés mercredi de la proposition d'une entreprise alsacienne à neuf salariés licenciés d'être reclassés en Roumanie pour un salaire de 110 euros par mois.
Dans cette affaire, qui concerne l'entreprise Sem Suhner à Schirmeck (Bas-Rhin), spécialisée dans la fabrication de bobines électriques, "les limites de l'indécence et du cynisme ont été franchies sans vergogne par un patron indigne de diriger une entreprise", déclare un communiqué d'un porte-parole du "non socialiste", Stéphane Delpeyrat, vice-président du Conseil régional d'Aquitaine.
Selon lui, "cette triste manifestation du comportement patronal le plus réactionnaire met en évidence une nouvelle fois les risques considérables que font courir aux salariés le libéralisme sans contrôle qui triomphe aujourd'hui et inspire, trois fois hélas, le projet de constitution européenne qui nous invite à faire nôtres les valeurs de l'entreprise et du libéralisme".
Le 4 avril, neuf salariés faisant l'objet d'une procédure de licenciement, sur les 38 que compte l'entreprise, ont reçu une lettre leur proposant un reclassement dans une entreprise en Roumanie pour 110 euros brut par mois et 40 heures par semaine, a précisé la Direction départementale du travail.