mondialisation et constitution européenne
BERLIN, 18 avr 2005 (AP) - Alors que le "non" à la Constitution européenne domine les sondages en France, 47% des Français estiment que la construction européenne renforce les effets de la mondialisation, selon un sondage Ipsos pour la Fondation Gabriel-Péri publié lundi dans "L'Humanité".
Les sympathisants socialistes (47%) et communistes (61%) partagent en particulier cette opinion. En revanche, 42% de toutes les personnes interrogées estiment que la construction européenne représente un moyen de se protéger contre la mondialisation et 11% ne se prononcent pas.
Paradoxalement, 60% des personnes interrogées font confiance en priorité à l'Union européenne pour corriger les effets négatifs de la mondialisation, devant les organisations syndicales (52%), les mouvements anti-mondialisation (47%) ou le gouvernement Raffarin (33%).
Soixante pour cent estiment par ailleurs que les partis de gauche doivent accepter la mondialisation telle qu'elle est aujourd'hui mais proposer des solutions pour contrôler ses conséquences. Ils sont 34% à souhaiter qu'ils refusent la mondialisation et qu'ils proposent un autre modèle de société. Six pour cent ne se prononcent pas.
Ce sondage a été réalisé les 1er et 2 avril auprès de 947 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.