Organisation des transporteurs routiers européens
PARIS, 15 avr 2005 (AFP) - L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a jugé vendredi que le président Jacques Chirac n'avait "sans doute pas oeuvré pour le oui" au référendum sur la Constitution européenne au sein du secteur du transport routier par son intervention télévisée.
"Il est inadmissible que le président de la République ait pu laisser entendre qu'il n'y avait pas de problèmes sur le marché des transports routiers de marchandises et que les différences sociales et fiscales constatées entre les différents pavillons routiers européens n'avaient aucune conséquence pour les entreprises françaises de transport routier", a noté l'OTRE dans un communiqué.
Jacques Chirac a été interrogé jeudi soir lors du débat télévisé sur TF1 sur les problèmes du transport routier de marchandises français.
"La réponse faite par le président de la République insinuant que, depuis sa prise de contact avec les transports dans les années 1970, les transporteurs routiers entonnaient toujours la même litanie sur les problèmes fiscaux et sociaux et que pourtant ils étaient toujours là, a choqué", selon l'OTRE.
L'organisation a aussi souligné que le chef de l'Etat s'est élevé contre la proposition de directive Bolkestein alors qu'"il devrait savoir que ce que la France a permis avec l'autorisation du cabotage routier n'est autre que les principes de cette proposition adaptée au transport routier".
Le cabotage routier autorise une entreprise d'un pays membre de l'UE (avant élargissement, ndlr) à faire des trajets intérieurs en France en les payant aux conditions sociales du pays d'origine.
L'OTRE, basée à Bordeaux, est une organisation patronale qui revendique quelque 3.000 adhérents parmi les PME du transport routier de marchandises.