référendum - sondage jeunes
PARIS, 13 avr 2005 (AFP) - Cinquante deux pour cent des jeunes de 18 à 29 ans se prononcent pour le non au Traité constitutionnel européen contre 48% pour le oui, selon une enquête Ipsos pour le Figaro et Europe 1 à paraître jeudi, jour du débat entre le chef de l'Etat et 80 jeunes de cette tranche d'âge.
Ce pourcentage est quasiment le même que chez l'ensemble des Français, qui se prononcent pour le non à 53% contre 47% pour le oui, selon le dernier sondage Ipsos.
Toutefois, les jeunes semblent plus indécis que leurs aînés, puisque, parmi ceux se déclarant certains d'aller voter, 29% ne se prononcent pas, tandis que 37% choisissent le non et 34% le oui.
Par ailleurs, le résultat n'est pas le même selon que les jeunes interrogés appartiennent à la tranche d'âge 18-24 ans, où le oui recueille 39% d'intentions de vote contre 32% pour le non, ou à la tranche 25-29 ans où, là, le non l'emporte largement: 44% contre 27% pour le oui. Dans ces deux tranches, 29% ne se prononcent pas.
De la même manière, le oui est majoritaire chez les étudiants et lycéens (40% contre 32% au non) mais minoritaire chez ceux qui exercent une activité professionnelle (27% contre 42% pour le non).
Interrogés sur leur souhait de victoire, les moins de trente ans se partagent à égalité entre le oui et le non: 41% chacun. Parmi l'ensemble des Français, c'est la victoire du non qui est souhaitée par 43% contre 40% pour le oui, selon Ipsos.
Enfin, les jeunes se montrent plus "europhiles" que leurs aînés. Ainsi, 72% approuvent l'élargisement de l'UE à 10 nouveaux membres (contre 63% de l'ensemble des Français), 65% (contre 53%) jugent que le projet de Constitution soumis au référendum est "bon", et 71% (contre 63%) pensent que la France obtiendra une renégociation du projet de Traité en cas de victoire du non.
Enquête réalisée à partir des quatre dernières vagues d'enquêtes d'intentions de vote réalisées par IPSOS les 18-19 mars, 25-26 mars, 1-2 avril et 8-9 avril, auprès d'un échantillon national de 720 jeunes de 18 à 29 ans, interrogés par téléphone, et sur la base de ceux d'entre eux se déclarant certains d'aller voter (méthode des quotas).