gaullistes historiques

Publié le par France Républicaine

PARIS, 12 avr 2005 (AP) - Charles de Gaulle aurait-il dit "oui" ou "non" à la Constitution européenne? Deux anciens collaborateurs du général, Pierre Lefranc et Pierre Maillard, ont dénoncé mardi "l'imposture" des membres de l'UMP qui appellent à voter "oui" au référendum du 29 mai au nom du gaullisme.

"Pour parler au nom du gaullisme, il faut avoir certaines références, avoir un passé de fidélité, d'action et avoir bénéficié de la confiance du général", a expliqué M. Lefranc, résistant dès 1940 et ancien chef de cabinet du général de Gaulle.

"Nous sommes beaucoup mieux placés pour parler au nom du général de Gaulle que ces chiraquiens qui n'ont aucun passé ni de fidélité, ni de militantisme", a-t-il ajouté.

Pierre Lefranc s'exprimait lors d'une conférence de presse organisée par Nicolas Dupont-Aignan, chef de file des souverainistes de l'UMP et partisan du "non". L'objectif était de contrer la pétition pour un "oui gaulliste" lancée par le député UMP Patrick Ollier, qui a recueilli plus de 150 signatures de parlementaires.

L'ancien chef de cabinet du fondateur de la Ve République a estimé que le traité constitutionnel européen "porte un coup fatal à notre pays, qui n'existera plus".

Pierre Lefranc a réfuté l'argument selon lequel la France serait isolée en Europe si le "non" l'emporte. "L'isolement n'a jamais tué personne", a-t-il dit en prenant l'exemple de la politique de la chaise vide pratiquée par le général de Gaulle en 1965.

La Constitution "vise à instaurer un super-Etat" et "détruire les nations existantes", a estimé de son côté Pierre Maillard.

L'ancien conseiller diplomatique du général de Gaulle à l'Elysée a affirmé que ce dernier n'avait "jamais pensé une seconde qu'on pourrait inclure la Turquie" dans l'Europe lorsqu'il avait signé en 1963 l'accord d'association avec Ankara.

Ces deux gaullistes historiques ont estimé que Jacques Chirac devrait se poser la question d'une démission en cas de victoire du "non", comme de Gaulle en 1969. "Je me demande s'il ne devrait pas se retirer", a déclaré M. Lefranc. "Si le peuple français lui répond 'non', on peut imaginer qu'il aura des problèmes de conscience."

 

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PARIS, 12 avr 2005 (AFP) - Plusieurs gaullistes historiques, dont Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle, et Pierre Maillard, qui fut son conseiller diplomatique, lancent un appel à voter non à la Constitution que le général lui-même aurait refusée, selon eux.

Mardi lors d'une conférence de presse à Paris organisée par Nicolas Dupont-Aignan, député UMP et président du club "debout la République", MM. Lefranc et Maillard ont fait part de leur "conviction que l'homme du 18 juin 1940 n'aurait jamais accepté que la France perde son autonomie de décision quant à son économie, sa défense et sa politique étrangère".

En conséquence, ils ont "appelé leurs concitoyens qui s'inspirent du message du plus grand des Français à voter non à une constitution qui détruit la capacité de la France à décider de son destin".

Faisant allusion aux parlementaires regroupés au sein d'un "comité pour le oui gaulliste", créé à l'inititive du député UMP Patrick Ollier, ils ont tous deux estimé que "dire que de Gaulle aurait voté oui est une imposture".

"Le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe", a affirmé M. Maillard qui a dénoncé le "super Etat" que la Constitution selon lui, va mettre en place en Europe, "en détruisant les Nations existantes".

"Il faut envoyer un message aux Français pour leur demander de garder leur personnalité et de défendre le passé, a renchéri M. Lefranc.

D'autres gaullistes historiques se sont joints à leur appel, notamment les ambassadeurs de France Pierre-Louis Blanc et Etienne Burin des Roziers.

M. Dupont-Aignan vient pour sa part de publier un nouveau tract pour dire "J'aime l'Europe, je vote non", tiré à 1,5 million d'exemplaires et dont oe financement a été assuré par les 20.000 euros récoltés par une souscription lancée par son club il y a plusieurs semaines.

 

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