Jacques Chirac
PARIS, 12 avr 2005 (AFP) - François Hollande, premier secrétaire du PS, a jugé mardi qu'il serait "normal" que l'intervention de Jacques Chirac, jeudi soir sur TF1, sur le référendum sur la Constitution européenne, soit comptabilisée et prise en compte dans les temps de parole au même titre que les autres.
"Il est normal que s'il prend du temps de parole, d'autres pour le non, pour le oui, aient également du temps de parole", a-t-il estimé sur Canal+/i-télé.
La semaine dernière, le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) Dominique Baudis avait indiqué que le temps de parole de Jacques Chirac ne serait pas compté le 14 avril, en expliquant que "traditionnellement, le CSA ne comptabilise pas le temps de parole du président de la République".
François Hollande a soulevé la question de "la longueur de l'émission et du pluralisme en général". "Ce serait normal qu'il y ait une prise en compte de l'intervention du président de la République, légitime, dans le débat et l'expression de tous les autres, ceux qui sont pour le non de droite et de gauche, et pour le oui de gauche que le PS, avec les Verts, avec les radicaux de gauche, représente", a-t-il dit.
En revanche, le premier secrétaire du PS a refusé de se prononcer sur la "forme" de l'émission, critiquée par les journalistes de France 2, France 3 et M6, en expliquant que cela relevait de la "responsabilité" de Jacques Chirac.
Au cours de cette émission, le chef de l'Etat sera confronté à 80 jeunes âgés de 18 à 25 ans. Le débat sera présenté par le journaliste de TF1 Patrick Poivre d'Arvor et animé par les animateurs-producteurs de France 3 Marc-Olivier Fogiel et de France 2 Jean-Luc Delarue et le journaliste et producteur de M6 Emmanuel Chain.
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PARIS, 12 avr 2005 (AFP) - Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a demandé mardi que l'on donne "aux formations politiques" un "temps de parole équivalent à celui de Jacques Chirac", lors de son émission télévisée de jeudi sur le référendum, .
"Plutôt que polémiquer sur l'émission de Jacques Chirac, je demanderai de donner l'équivalent du temps de parole dont il bénéficie aux formations politiques pour qu'il puisse y avoir un vrai débat", a indiqué M. Ayrault lors d'un point presse.
"Je suis pour le débat, il faut que les partisans du oui et du non n'aient pas peur de confronter leurs positions, à condition de respecter l'équilibre du débat", a-t-il poursuivi.
"Je crois en l'utilité du débat contradictoire pour convaincre les hésitants", a-t-il ajouté.
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PARIS, 12 avr 2005 (AP) - Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a estimé mardi qu'il serait "normal" de décompter les prises de parole de Jacques Chirac dans la campagne officielle sur le référendum du 29 mai.
"Je trouve qu'il est normal que s'il prend du temps de parole, d'autres, pour le 'non', pour le 'oui', aient également du temps de parole", a dit François Hollande, interrogé sur Canal+ et I-Télé à propos de l'émission à laquelle Jacques Chirac participera jeudi sur TF1.
"Je trouve que ça serait normal qu'il y ait une prise en compte de ce qu'est l'intervention du président de la République dans le débat", a poursuivi François Hollande.
Le président Jacques Chirac a prévu de débattre jeudi soir avec 80 jeunes à l'occasion d'une émission retransmise sur TF1 depuis la salle des fêtes de l'Elysée.
Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a recommandé aux médias de respecter l'équité entre les partis à l'occasion de la campagne en vue du référendum du 29 mai sur la Constitution européenne. Conformément à la tradition, les propos du président de la République devraient être décomptés à part et ne pas être rattachés à une organisation politique.
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc-Ayrault a proposé quant à lui de donner "l'équivalent du temps de parole dont disposera Jacques Chirac (...) en plus aux formations politiques, pour qu'il puisse y avoir un vrai débat entre les partisans du oui et les partisans du non". Pour le reste, "polémiquer pour savoir si c'est tel ou tel qui doit être invité, moi c'est pas mon problème", a-t-il ajouté dans les couloirs du Palais-Bourbon.
"Comment on peut débattre avec des jeunes triés sur le volet, qui seront complètement impressionnés", s'est en revanche indigné le député communiste Maxime Gremetz. "Par malheur, il y en avait un qui était à ATTAC et un autre qui était à la LCR, ils ont été éliminés". "Toute question gênante est éliminée", a-t-il accusé. "C'est le contraire du débat" et "ça va se retourner contre le oui".