MPF - Villiers

Publié le par France Républicaine

PARIS, 6 avr 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, s'est insurgé contre "les manipulations" des partisans de la Constitution européenne après les déclarations à Paris de l'ancien commissaire européen Frits Bolkestein, qui a affirmé mercredi qu'il ne croyait pas à un retrait total de sa directive.

"M. Fritz Bolkestein vient de déclarer solennellement que la directive qui porte son nom n'était pas du tout retirée, qu'elle n'était ni enterrée, ni abandonnée, il parle toujours de sa directive au présent", a déclaré à l'AFP M. de Villiers, partisan du non au référendum du 29 mai.

"C'est la preuve que Jacques Chirac n'a pas dit la vérité quand il a fait croire aux Français, à la suite du Conseil européen de Bruxelles du 23 mars, que la directive était abandonnée", a ajouté M. de Villiers.

"Les chefs du oui, faute de pouvoir argumenter, en sont réduits à accumuler les mensonges et les manipulations. D'ailleurs la directive figure dans l'article 144 de la Constitution et l'article 395 de la même Constitution rend impossible l'amendement de la directive par le Conseil autrement qu'à l'unanimité", a ajouté M. de Villiers.

Venu à Paris mardi et mercredi pour défendre la directive de libéralisation des services qui porte son nom et qui est devenue l'emblème des tenants du non au référendum du 29 mai, M. Bolkestein a déclaré: "On peut peaufiner le texte sans aucun doute, lui reprocher de n'être pas assez clair, on peut l'améliorer, mais tout recommencer à partir de zéro, ce ne sera pas le cas".

 

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