sondage - réaction Mélenchon, Villiers

PARIS, 20 mars 2005 (AFP) - Réactions de Jean-Luc Mélenchon (PS, courant Nouveau monde) et du président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, tous deux partisans du non au référendum sur le traité constitutionnel européen, au sondage IPSOS/le Figaro/Europe1 donnant le non vainqueur à 52%, diffusé dimanche.
- Jean-Luc Mélenchon (sur LCI) : "ça me fait plaisir, cela montre que commence à payer un travail de terrain immense (...). C'est à gauche que la banquise est en train de se dégeler. Les gens entrent dans la conviction que c'est le non qui est bon pour la France, et ils commencent à essayer de le faire partager autour d'eux. Mais un sondage n'est pas une élection. Il faut pour arriver à 56 ou 57%, ce qui serait très bien, que l'on mouille la chemise".
- Philippe de Villiers (communiqué) : "Ce résultat confirme que le non monte des profondeurs de la France". Ce sondage montre que "les Français refusent l'entrée de la Turquie" et qu'ils "refusent aussi l'Europe Frankenstein-Bolkestein qui menace notre édifice social". Il montre que "les parades du oui apparaissent aux Français politiciennes et dérisoires". "L'alternative entre le chaos avec le non et la corne d'abondance avec le oui ne marche pas auprès des Français, parce que les Français ont compris qu'il y avait deux Europe possibles: le non est euro-alternatif".