réunion publique

Publié le par France Républicaine

GARGES-LES-GONESSE, 17 mars 2005 (AFP) - Plusieurs personnalités de gauche dont le député socialiste Marc Dolez et le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire Alain Krivine se sont réunis jeudi soir à Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise) lors d'un meeting pour dire "non à la Constitution européenne", mais "oui à l'Europe".

"Il faut dire non à la Constitution européenne mais oui à l'Europe", a lancé Alain Krivine à plusieurs centaines de partisans du "non" au référendum sur la Constitution européenne du 29 mai, réunis dans un gymnase de Garges-lès-Gonesse.

Le leader d'extrême-gauche a expliqué que le texte de la Constitution européenne "(tournait) le dos à la démocratie". "La Constitution parle de droit à la vie, mais pas de droit à l'avortement", a-t-il pris comme exemple.

Alain Krivine a également avancé qu'un "oui" au référendum entraînerait à terme "une destruction des services publics", arguant que la Constitution européenne était "libérale et capitaliste". "Il (y) est cité à 62 reprises +marché+ et +concurrence+. C'est contraire au service public", a-t-il développé.

M. Krivine a également reproché au texte d'être une "constitution militaire où il est écrit noir sur blanc que l'Europe est lié à l'Otan".

Le député PS du Nord Marc Dolez a pour sa part débuté son intervention en expliquant qu'il s'exprimait "non pas au nom du parti socialiste, mais en tant que militant et parlementaire".

"Le +non+ peut l'emporter, doit l'emporter (...) nous avons une véritable responsabilité historique (...) car les enjeux sont considérables pour refuser ce carcan libéral qui risque de nous enfermer pendant des décennies", a déclaré Marc Dolez.

Egalement présent, le président d'Attac Jacques Nikonoff a pour sa part expliqué qu'une victoire du "non" au référendum "ne provoquera ni le chaos, ni la crise que les partisans du oui brandissent comme un épouvantail", mais suscitera au contraire "le débat dans toute l'Europe".

Le député européen communiste Francis Wurtz a conclu les interventions en affirmant que la victoire du "non" au référendum était "possible" et constituerait "un signe d'espoir pour la construction européenne".

 

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