Bolkestein - CGT

Publié le par France Républicaine

PARIS, 16 mars 2005 (AFP) - Une centaine de personnes ont manifesté mercredi à Paris à l'appel de la CGT pour demander le "retrait pur et simple" du projet de la directive Bolkestein sur la libéralisation des services et leur rejet du traité constitutionnel, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une délégation porteuse de "1 532 pétitions" contre ce projet de directive a été brièvement reçue par Yves Gazzo, représentant de la Commission européenne à Paris, dans ses locaux proches de l'Assemblée Nationale, a indiqué à l'AFP Patrick Picard, de l'UD-CGT.

"Nous sommes venus exiger auprès de M. Yves Gazzo le retrait pur et simple de cette directive, avec à l'appui les 1 532 premières pétitions récoltées en une semaine dans les entreprises" parisiennes, a déclaré M. Picard.

Le responsable cégétiste a indiqué que M. Gazzo avait fait savoir que la directive "ne serait pas annulée, mais ferait l'objet d'une révision probablement après la date prévue pour le référendum" en France, le 29 mai, sur le traité constitutionnel.

Selon M. Picard, "cette directive avec son principe du pays d'origine vise tous les services et représente un véritable danger de dumping social et une incitation aux délocalisations" dans les pays à faible protection sociale.

Interrogé sur la position de Jacques Chirac qui a réitéré mardi sa demande d'une "remise à plat" complète du projet de cette directive Bolkestein, M. Picard a expliqué que le président de la République avait surtout "un oeil sur les sondages qui montrent la montée du Non" au référendum.

Pour M. Picard, ce "combat" contre la directive Bolkestein "s'inscrit dans la perspective du référendum du 29 mai et du rejet du traité constitutionnel, dont pas moins de six articles font référence à la libre concurrence".

 

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