MPF - Villiers

Publié le par France Républicaine

PARIS, 16 mars 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a appelé mercredi Jacques Chirac à voter non au référendum sur la Constitution européenne du 29 mai pour contrer la directive Bolkestein.

"Je lance un appel à Jacques Chirac : si vous ne voulez pas la directive Bolkestein, votez non", a déclaré M. de Villiers lors d'une conférence de presse de présentation de sa campagne officielle pour le non au référendum.

"C'est le premier pays qui dira non qui prendra la main dans la fondation de la nouvelle Europe : si c'est la France qui dit non, c'est vous, M. Le président, qui aurez à réunir à Paris les chefs d'Etats européens pour fonder la nouvelle Europe", a-t-il ajouté.

M. de Villiers a présenté ses slogans de campagne : "Constitution : Dire non c'est sauver nos emplois", "Turquie : Dire non c'est sauver l'Europe", "France, ton non va sauver l'Europe". Ils seront diffusés sur des tracts, des autocollants, un site internet (www.lespartisansdunon.com).

M. de Villiers et les élus de son mouvement feront d'ici au référendum un "Tour de France du non". Il n'envisage pas de meeting commun avec les partisans du non de gauche mais avec certains de droite comme l'UMP Nicolas Dupont-Aignan. "Chacun laboure son champ en avril et il y aura des meetings plus larges en mai", a-t-il dit. Ne disposant pas encore de financement public, le MPF a lancé une souscription en espérant recueillir 300.000 euros.

Au sujet d'un financement public éventuel, M. de Villiers a souhaité que M. Chirac définisse les règles "avant le 29 mai".

 

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PARIS, 16 mars 2005 (AP) - Sa mission: "sauver l'Europe". Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a donné mercredi le coup d'envoi de sa campagne pour le "non" au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, qu'il accuse de favoriser l'adhésion de la Turquie et de contenir en germe la directive Bolkestein.

"L'Europe est à la dérive (...). La France s'enfonce, par moments on dit même qu'elle coule. Vous avez des matelots qui désignent des icebergs -l'iceberg Turquie, l'iceberg Bolkestein, l'iceberg délocalisations- pendant que les grands appareils du 'oui' sont tout occupés à faire leur partie de bridge sur le Titanic", a-t-il ironisé lors d'une conférence de presse. "Il s'agit de remettre l'Europe d'aplomb" et d'assurer "la survie de la France".

Faisant l'amalgame entre le traité européen, la Turquie et le projet de directive Bolkestein sur la libéralisation des services, l'eurodéputé souverainiste appelle donc les électeurs à dire "'non' à l'Europe Erdogan (Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre turc, NDLR) qui nous dicterait sa loi, 'non' à l'Europe Bolkestein qui menace de nous détruire, 'non' à l'Europe Barroso (José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, NDLR) qui nous nargue et nous méprise".

Alors que Jacques Chirac a de nouveau réclamé mardi une "remise à plat" de ce projet de directive controversé, Philippe de Villiers a dénoncé un "double jeu" et une "imposture". "Il demande simplement une petite toilette de printemps pour aller jusqu'au 29 mai", a-t-il déploré. "Si vous n'(en) voulez pas, votez 'non', ça ce serait du panache!", a-t-il lancé au chef de l'Etat.

Récusant l'idée selon laquelle le "non" engendrerait le "chaos", il a assuré qu'il s'agissait d'un "vote utile" à "effet immédiat". Selon lui, un rejet du traité européen entraïnerait ainsi "la suspension immédiate" des négociations avec Ankara, "l'enterrement de première classe de la directive Bolkestein" et l'ouverture de négociations sur un nouveau traité. Son slogan: "un 'non' qui va tout changer".

Dans sa campagne tous azimuts, Philippe de Villiers va lancer dès mercredi un "tour de France du 'non'", où il fera près de 105 déplacements et tiendra meeting avec des souverainistes de l'UMP. Il va faire imprimer deux millions de tracts et 300.000 affiches, lancer "un téléphone du 'non'" (0826.10.80.80) et un site internet (www.lespartisansdunon.com).

A cet égard, il a dénoncé "l'inéquité" de la campagne, accusant "le chef du 'oui' Jacques Chirac et son directeur de campagne François Hollande" de "tenter de paralyser le 'non'". Pour autant, "nous constatons que le 'non' se porte plutôt bien", a-t-il grincé...

 

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