MPF - de Villiers

PARIS, 14 mars 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, dénonce "la mise au pain sec" des partisans du non au référendum sur la constitution européenne qui n'ont selon lui "aucune" assurance de financement public de leur campagne.
"Le oui est parti avec la caisse. Dans le budget du ministère des Affaires étrangères, il y a 10 millions d'euros de crédits votés pour le oui plus 10 millions en provenance du Parlement européen", a ajouté M. de Villiers dans un entretien accordé au Figaro à paraître mardi.
Interrogé sur l'éventuelle organisation de manifestations communes avec d'autres partisans du non, M. de Villiers répond: "Je laisse François Bayrou faire tribune commune avec Daniel Cohn-Bendit et je laisse à Jacques Chirac le choix récent de son directeur de campagne: François Hollande".
Selon lui "les Français sont submergés par un triple sentiment de dépossession d'eux-mêmes: la mondialisation, qui aspire nos forces vives et nos emplois; l'immigration qui affaiblit notre identité; et l'Europe qui nous asphyxie" et "la grogne sociale s'adresse à un gouvernement aujourd'hui impotent parce que tout se décide à Bruxelles".
M. de Villiers affirme que concernant l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, "si le oui l'emporte, le processsus sera irréversible, alors que, si le non gagne, les négociations seront immédiatement suspendues".