UMP - DLR - NDA

PARIS, 9 mars 2005 (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan, député UMP et président du club Debout la République, a demandé mercredi à ses troupes d'envoyer cinq millions de courriels et de faire un million de porte-à-porte pour appeler à voter non à la Constitution lors du référendum du 29 mai.
"Nous allons lancer une chaîne du non", a affirmé M. Dupont-Aignan lors d'une conférence de presse à Paris tenue avant une réunion publique qui a réuni plus de 700 personnes.
Le chef de file du non à l'UMP était entouré de plusieurs députés UMP, Jacques Myard (président du cercle Nation et République), Gilles Bourdaleix, Jacques Baudot, Patrick Labaune, et d'autres lui ont apporté leur soutien (François-Xavier Villain, Lionnel Luca, Philippe Pemezec).
"Le camp du oui est le camp de l'argent (pour faire campagne), le camp du non est celui des idées et des convictions. Nos militants vont envoyer cinq millions de courriels. Mille d'entre eux vont sonner à mille porte", a affirmé M. Dupont-Aignan.
Des autocollants, des tracts, des affiches et des t-shirts proclamant "J'aime l'Europe, je vote non", des argumentaires vont être distribués.
"Le non va l'emporter pour deux raisons: la gauche populaire va voter non, François Hollande (Premier secrétaire du PS) a fait l'erreur du siècle (en appelant à voter oui); la droite classique va se réveiller", a affirmé M. Dupont-Aignan.
"La Constitution défigure la belle idée de l'Europe. On en a assez de la caricature" selon laquelle" les partisans du non sont de mauvais européens qui veulent déclarer la guerre à l'Allemagne. Une autre Europe est possible, une Europe confédérale", a-t-il ajouté.
Voter non au référendum, pour M. Dupont-Aignan, c'est également "dire non à la Turquie.
Il a écrit à MM. Sarkozy et Hollande, ainsi qu'à François Bayrou, président de l'UDF, pour leur demander d'organiser des débats publics dans les 577 circonscriptions et n'exclut pas d"avoir des "actions communes avec le souverainiste Philippe de Villiers".
Dimanche, le Conseil national de l'UMP a voté à une écrasante majorité (90,8%) pour la motion rédigée par son président Nicolas Sarkozy, en faveur du oui. 6,5% ont voté contre et 2,7% se sont abstenus.