PCF - Buffet

PARIS, 3 mars 2005 (AFP) - La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a demandé jeudi au président Jacques Chirac d'accorder "le temps du débat citoyen" qu'elle juge nécessaire avant le référendum sur le traité constitutionnel européen.
L'ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports était reçue par le chef de l'Etat à l'Elysée dans le cadre des consultations par M. Chirac des formations politiques représentées au Parlement sur la date et les modalités du référendum sur la Constitution européenne.
"Je lui ai fait part de mon souci du temps du débat citoyen, du temps de la démocratie", a dit à la presse Mme Buffet, à sa sortie de l'Elysée.
"On ne va pas passer à toute vitesse un référendum pour que le oui l'emporte avec un taux de participation qui soit à moins de 50%. Ce n'est pas comme ça qu'on va construire une Europe qui portera l'avenir" des Etats membres, a-t-elle déclaré.
Jacques Chirac, a ajouté Marie-George Buffet, "m'a dit que j'étais un peu isolée, que les autres dirigeants de formation qu'il avait reçus étaient plutôt pour faire ce référendum courant mai. Je lui ai dit que j'assumais mon isolement, parce que nous pensions, nous, qu'il fallait faire appel à l'intelligence de nos compatriotes, qu'ils puissent se décider en toute connaissance de cause et qu'il fallait du temps pour cela", a-t-elle ajouté.
S'agissant d'un éventuel financement public de la campagne référendaire, Marie-George Buffet a souligné que Jacques Chirac avait "réaffirmé sa préoccupation qu'en effet, les partis politiques disposent des moyens nécessaires pour que chaque électeur et chaque électrice puisse recevoir les informations". C'est "un point positif", a-t-elle dit.
La numéro un communiste a également insisté sur la nécessité d'"un débat contradictoire" pendant la campagne. Elle a dit sa crainte que durant la campagne officielle, qui devrait être animée par les formations représentées au Parlement, le camp du oui constitue "une sorte d'armada déferlante".
Selon elle, "la France pourrait être une référence si elle donnait du temps au débat citoyen, s'il y avait une très forte participation". "Quel que soit le résultat, je crois que ce serait un plus pour l'Europe. Je vais me battre jusqu'au bout pour que le non l'emporte, mais au moins faisons en sorte que cette Europe concerne les citoyens et soit construite avec eux", a-t-elle ajouté.
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PARIS, 3 mars 2005 (AFP) - La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a fait part jeudi matin au président Jacques Chirac de son "souci" d'avoir le "temps du débat citoyen" pour le référendum sur la Constitution européenne.
Mme Buffet était reçue par le président Jacques Chirac à l'Elysée dans le cadre de ses consultations sur l'organisation du scrutin qui doit se tenir avant l'été.
"Il faut le temps de pouvoir mener ce débat contradictoire", lui a-t-elle dit. Jacques Chirac "m'a répondu que j'étais un peu isolée, que les autres dirigeants de formations qu'il avait reçus étaient plutôt pour faire ce référendum courant mai", a-t-elle expliqué. "J'ai dit que j'assumais mon isolement".
La secrétaire nationale du parti communiste a accusé les tenants du "oui" de vouloir "passer à toute vitesse parce qu'ils sont inquiets du débat démocratique".
Mme Buffet a également évoqué avec Jacques Chirac la question des "moyens". "Le président a réaffirmé sa préoccupation que les partis politiques disposent des moyens nécessaires pour que chaque électeur et chaque électrice puisse recevoir les informations, ce qui est un point positif".
Marie-George Buffet a aussi "insisté auprès du président de la République sur le fait qu'il fallait absolument que dans les médias il y ait réellement un débat contradictoire".