MPF - de Villiers

PARIS, 1 mars 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers, qui doit rencontrer Jacques Chirac mercredi, lui dira de ne pas chercher à accélérer le calendrier du référendum sur la Constitution européenne, a-t-il indiqué mardi.
"Je lui dirai: ne cherchez pas à accélérer le calendrier car vous donneriez le sentiment de chercher à prendre la France de vitesse", a déclaré M. de Villiers sur TF1.
Le président du MPF, qui fait campagne pour le non, a ajouté que "fin mai-début juin" lui paraitrait "raisonnable" pour tenir le référendum.
"L'enjeu de ce débat est très grave", a-t-il ajouté. "C'est la survie de la France en tant que nation, et l'identité de l'Europe en tant que civilisation".
Il a affirmé que son "non" à la Constitution européenne était "un non de projet", car "la victoire du non permettra de remettre l'Europe d'aplomb, de la remettre dans le bon sens".
"Il y a un lien étroit entre cette constitution et la Turquie", a assuré M. de Villiers, qui est opposé à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
La victoire du non serait "un double message", a-t-il ajouté. "Un message pour Jacques Chirac: +on ne vous suit pas sur la Turquie, écoutez les Français+", et aussi "un message aux chefs d'Etat européens: +mettez-vous autour de la table, il faut reprendre les fondations+".
Il s'est élevé contre la directive Bolkestein sur la libéralisation des services, "qu'on devrait plutôt appeler la directive Frankenstein", et a affirmé que "l'esprit" de cette directive est inscrit dans "l'article 144" de la Constitution , sur la libre prestation de services.
@
PARIS, 1 mars 2005 (AP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a défendu mardi le non à la Constitution européenne, qui permettra selon lui de "remettre l'Europe d'aplomb" et d'empêcher la Turquie d'adhérer à l'Union européenne (UE ).
"Si vous ne voulez pas que la Turquie entre dans l'Union européenne, alors votez non et ça bloque le système, et ça permet de remettre l'Europe d'aplomb", a lancé Philippe de Villiers, interrogé sur TF1 au sujet du prochain référendum sur la ratification par la France du traité constitutionnel européen.
Le député européen a affirmé que si le oui l'emporte, l'adhésion de la Turquie à l'UE sera "inévitable", tandis que si le non s'impose, "c'est la suspension immédiate de la négociation" d'adhésion entre l'Europe et la Turquie.
Partisan de toujours du non, Philippe de Villiers a estimé que le rejet de la Constitution permettrait de demander aux chefs d'Etat européens de "reprendre les fondations" de l'Union. "Mon non est un non de projet, (...) un non refondateur", a assuré M. De Villiers. Il a appelé de ses voeux "une Europe qui soit respectueuse des démocraties nationales", "qui protège notre sécurité, qui protège nos emplois, alors qu'aujourd'hui l'Europe, c'est déferlante migratoire, délocalisations et déréglementation".
Le président du MPF, qui sera reçu mercredi par Jacques Chirac dans le cadre de la préparation du référendum, a expliqué qu'il demandera au président de la République de ne pas "accélérer le calendrier" pour ne pas donner "le sentiment de chercher à prendre la France de vitesse". Il estime que la consultation, dont la date n'a pas été précisée, devrait être organisé "fin mai-début juin".
Le MPF a également annoncé dans un communiqué diffusé mardi l'ouverture d'un "téléphone du non", qui permettra aux Français qui le souhaitent de soutenir la campagne du "non" en apportant une aide militante ou financière, ou encore d'obtenir des informations complémentaires.