MPF - de Villiers

communiqué de Philippe de Villiers, 20/02/2005
Référendum en Espagne : Abstention record !
En Espagne, le référendum na pas intéressé les électeurs : pas même un sur deux ne sest déplacé. Comment, dès lors, ce scrutin pourrait-il conduire les Français à voter Oui comme on nous le répète depuis plusieurs semaines ? Philippe de Villiers sétonne de lempressement des tenants français du Oui à se réconforter sur le dos du référendum espagnol : il sagit, en effet, dun Oui optique en raison de la très grande abstention. Comme si la petite victoire du Oui en Espagne pouvait effacer dun coup les véritables inquiétudes des Français sur lentrée de la Turquie dans lEurope, sur la multiplication des délocalisations, ou encore sur la directive Bolkestein qui symbolise lEurope du chômage.
Les responsables politiques français favorables au Oui utilisent déjà le Oui espagnol comme propagande dans leur campagne, comme si lenjeu était le même quen France. Or, il sagissait, en Espagne, dun référendum purement consultatif pour les Espagnols qui ne sont donc pas allé voter.
Le référendum consultatif, cest comme un match amical, les tribunes sont vides et ça ne passionne pas les foules. En revanche, le référendum français, dans lun des pays fondateurs de lUnion, correspondra à une finale de Coupe du Monde de football. Lenjeu est considérable. Seule la victoire du Non changerait la vie des Français et permettrait de sauver lEurope : une Union vraiment européenne et protectrice de nos emplois.
Enfin, les Espagnols auront été sensibles aux 105 milliards deuros nets versés par lEurope depuis 1986. Et les contribuables français en savent quelque chose : ils versent, eux, chaque année 2 milliards deuros nets à Bruxelles.