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Ce site est ouvert à l'expression de tous les mouvements politiques démocratiques défendant le "non" au référendum sur la Constitution européenne.

 

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Déconstruction républicaine

Vendredi 19 novembre 2004 5 19 /11 /2004 00:00

communiqué de Georges Sarre, 19/11/2004

 

L'investiture de la Commission Barroso montre la supercherie du discours sur "l'Europe sociale"

 

L'investiture, avec l'appui du PSE, de la commission ultra-libérale et rétrograde conduite par M. Barroso, montre que l'Europe communautaire est antinomique avec le mythe de "l'Europe sociale". Le "non" au traité "constitutionnel" s'impose plus que jamais comme une évidence aux progressistes.

Les socialistes européens ont cautionné la Commission Barroso. Les propos jugés homophobes de Rocco Buttiglione les avaient gênés, mais manifestement pas les liens de la Commissaire à la concurrence avec les milieux d'affaire, l'atlantisme et l'ultralibéralisme du Président, et plus globalement l'orientation réactionnaire de la Commission !

Certes, les socialistes français ont voté contre. Mais avec qui veulent-ils faire dès lors l'Europe fédérale et sociale qui leur sert de slogan ? Avec des sociaux-démocrates européens plus à droite que l'UDF française (qui s'est abstenue hier au Parlement Européen) ? Comme l'a dit Enrique Baron Crespo, ancien Président PSE du Parlement européen en juin dernier sur la chaîne Public sénat, les différences gauche-droite au niveau européen ne sont que des questions de sensibilité !

L'investiture de la Commission Barroso montre que c'est tout le système européen de confiscation oligarchique du pouvoir politique qui empêche le progrès social.

Le référendum sur le traité "constitutionnel" sera l'occasion pour les peuples de reprendre la main, pour imposer un autre mode de construction européenne, basé sur les démocraties des Etats-Nations. C'est le seul moyen pour les citoyens de changer la politique de l'Union Européenne, et pour la France de défendre l'économie mixte et la République sociale…

 

Par Laurent Pelvey - Publié dans : Déconstruction républicaine
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Lundi 3 janvier 2005 1 03 /01 /2005 00:00

A Gauche, 03/01/2005 (Laurent Mafféïs)

 

De la directive Bolkestein à la Constitution européenne

L'harmonisation enterrée

 

Initiée par Frits Bolkestein, l'ultra-libéral commissaire européen au marché intérieur, la "directive sur les services dans le marché intérieur" a été officiellement reprise en janvier 2004 par la Commission européenne, dirigée par Romano Prodi.

 

Ce texte, dont l'exposé des motifs affiche explicitement sa cohérence avec l'Accord général sur le commerce des services soutenu par l'OMC, part d'un constat en forme de renoncement. Dans l'Europe élargie à 25, l'harmonisation des politiques et des réglementations nationales n'est plus possible par le droit et le rôle de l'Union européenne doit désormais se borner à faciliter le jeu du marché qui harmonisera dans les faits les règles nationales … par le bas.

Pour ce faire, le texte de la directive pose un principe nouveau : l'application du droit du pays d'origine par toute entreprise fournissant des services dans un autre pays de l'Union que son pays d'installation. Censé permettre au consommateur d'accéder aux services les moins chers des 25 pays de l'Union, ce principe menace partout les normes les plus exigeantes en matière sociale, environnementale, sanitaire et de sécurité.

En matière de santé, considérée comme un service comme un autre par la directive, les conséquences seraient immenses. Qu'il s'agisse des limitations à la publicité, de la réglementation des honoraires médicaux, des normes d'installation et d'implantation des activités de soins, n'importe quel prestataire européen pourrait écarter les normes françaises pour fournir ses services sur le sol français en appliquant la réglementation de son pays d'origine. De quoi produire un système de soins complètement anarchique.
En matière de droit social, l'application de la règle du pays d'origine pourrait aussi entraîner d'importantes régressions. Certes la Commission a prévu, sous la pression des Etats, que le salaire minimum du pays d'accueil du prestataire soit garanti. Mais la sécurité sociale reste régie par la règle du pays d'origine. Une entreprise polonaise pourrait ainsi faire travailler sur le sol français des salariés avec des cotisations sociales calculées selon les normes polonaises. Donc la possibilité d'avoir sur le même territoire des salariés coûtant 30% moins chers que les salariés cotisant selon le droit français.

On comprend vite comment une telle directive est une machine à accélérer les délocalisations des sièges sociaux des sociétés de service vers les Etats où les protections des salariés sont les plus faibles. N'importe quelle entreprise française de service pourrait ainsi délocaliser son siège social en Pologne ou en Lituanie pour appliquer le droit polonais ou lituanien à ses activités en France.

Et quand la directive parle de service, elle entend aussi des entreprises d'intérim, qui pourront fournir aux entreprises françaises des salariés régis par des règles au rabais, et des secteurs aussi variés que le logement, la construction, la culture, la formation, les loisirs et le tourisme.

Pour le consommateur lui-même, l'insécurité juridique serait maximale. Au-delà de la nécessité de se faufiler entre une nébuleuse de prestataires régis par des exigences très différentes en terme de qualité et de sécurité des services, il sera également confronté à la diversité des droits des contrats (règles de facturation, de livraison, de garantie, contentieux…) pouvant s'appliquer à lui en fonction du pays d'origine du prestataire. Même l'OMC n'en demande pas tant dans le projet d'AGCS.

Au total, cette directive est en fait assise sur une vaste hypocrisie puisqu'elle affirme avancer encore plus loin dans le marché unique alors qu'elle entérine les distorsions entre les 25 législations nationales, et les aggrave même en rendant chacune de ces 25 législations applicables dans tous les Etats membres. Une construction juridique plus proche d'un système féodal que de n'importe quel édifice fédéral.

Ce profond recul de l'ambition harmonisatrice de l'Europe est parfaitement cohérent avec le projet de constitution européenne dont on sait qu'il interdit explicitement l'harmonisation des règles nationales en matière de politiques sociales (III-210), d'emploi (III-207) et de politique industrielle (III-279).

Bloquée par une méthode inter-gouvernementale vouée à l'échec dans une Europe élargie à 25 Etats, l'harmonisation progressiste des législations européennes est donc aujourd'hui enterrée par les institutions communautaires et la Constitution. Pour faire place à une harmonisation par les faits où le marché tire l'ensemble des acquis sociaux vers le bas. Un nivellement parfaitement assumé par le Commissaire Bolkestein, y compris en matière fiscale où ce dernier a pu affirmer sans complexe que c'est "grâce à la concurrence fiscale que les taux d'impôts sur les sociétés pourront véritablement se rapprocher" et que c'est en fait "en réduisant le taux d'impôt sur les sociétés à zéro que tous les problèmes d'harmonisation seraient résolus".

 

Par France Républicaine - Publié dans : Déconstruction républicaine
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Vendredi 14 janvier 2005 5 14 /01 /2005 00:00

communiqué de Philippe de Villiers, 14/01/2005

 

Philippe de Villiers demande aux promoteurs du Oui d’arrêter de mentir aux Français

 

Philippe de Villiers relève que les deux grandes politiques proposées, lors des vœux du chef de l’Etat et du président de l’UMP, sont toutes deux absolument incompatibles avec le projet de Constitution européenne :

- la première, proposée par Jacques Chirac, lors de ses vœux, est une grande politique industrielle nationale : or, les politiques industrielles nationales sont désormais rigoureusement interdites par la troisième partie du traité Constitutionnel (art. III-167). Seule une politique industrielle sous la férule du Commissaire européen, M. Verheugen, peut être menée. L’agence de l’innovation industrielle, proposée par M. Chirac et qui est une excellente idée, est rendue tout simplement impossible avec le nouveau droit européen de la Constitution.

- quant à la proposition de Nicolas Sarkozy sur les quotas d’immigration, elle entre en contradiction directe avec le transfert de toute la politique d’immigration entre les mains des instances de Bruxelles. Et, surtout, l’abolition de toutes les frontières intérieures rend cette politique inutile et dérisoire, et cette idée caduque et donc totalement cosmétique. Le préalable à toute politique d’immigration en France est le rétablissement des contrôles fixes aux frontières.

Philippe de Villiers demande aux promoteurs du Oui d’arrêter de mentir aux Français : ou bien ils veulent résoudre les problèmes de la France, ou bien ils confient à Bruxelles tous nos pouvoirs de décision. Mais ils ne peuvent pas continuer à mettre autant de cynisme au service de tant de contre-vérités.

Pour résoudre les problèmes de la France, il faut retrouver nos libertés et, par conséquent, refuser le carcan technocratique bruxellois en votant Non à la Constitution européenne.

 

Par Laurent Pelvey - Publié dans : Déconstruction républicaine
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Lundi 17 janvier 2005 1 17 /01 /2005 00:00

communiqué du groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) au Sénat, 17/01/2004

 

Pour un retrait des directives européennes de libéralisation du rail


 

Les sénateurs du groupe C.R.C déposent aujourd'hui une proposition de résolution relative aux directives européennes constituant le troisième paquet ferroviaire.

Sur ce bloc de propositions de la commission européenne comme sur les deux paquets précédents, ils dénoncent un train de mesures dont l'objectif fondamental est de soumettre, en Europe, le transport ferroviaire à la loi du marché en abandonnant les missions de service public et l'objectif fondamental de satisfaction de l'intérêt général. Ils rejettent la promotion par les autorités européennes des critères libéraux au premier rang duquel celui de la rentabilité.

La proposition de résolution des sénateurs du groupe C.R.C. a notamment pour objet le retrait du projet de directive n°E2535, ouvrant à la concurrence les lignes transversales en soulignant le risque de privatisation à terme du chemin de fer sur les grands axes.

Les sénateurs du groupe C.R.C soulignent, enfin, la concordance entre la libéralisation des services publics du transport, comme de la poste ou de l'énergie, et le traité constitutionnel européen qui inscrit dans le marbre une évolution contraire aux objectifs de solidarité, d'égalité et de sécurité.

 

Par Laurent Pelvey - Publié dans : Déconstruction républicaine
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Mardi 18 janvier 2005 2 18 /01 /2005 00:00

communiqué de Chasse, Pêche, Nature, Traditions (CPNT), 18/01/2005

 

Poste : le gouvernement veut sacrifier les ruraux sur l’autel de la course au profit et de l’Europe !

 

En ce jour de mobilisation des postiers, CPNT dénonce le projet de réorganisation du service public postal qui visera en premier lieu les campagnes sans aucun respect de la notion même de service public et de son égalité d’accès.

Ainsi, malgré l'annonce du projet de loi "affaires rurales", le gouvernement ne se préoccupe pas vraiment du quotidien des ruraux en se pliant aux diktats de l’Europe et en soutenant le projet de fermeture de milliers de bureaux de poste en France, qu’avaient soutenu L. Jospin alors Premier Ministre lors d’un Sommet européen en 2002. C’est aussi pour cela qu’il faut lutter contre la dérive de l’Europe, consacrée par son projet de Constitution.

Le ministre de l’industrie annonce certes un geste mais si effectivement le gouvernement veut créer ses 14.000 points de contact, ceci reste néanmoins très en deçà des 17000 bureaux de poste existant à ce jour, sans oublier le fait que nombre des points de contacts seront installés chez des commerçants et cachent donc une fermeture de bureaux de poste de village.

Les premières victimes seront les populations des campagnes qui, à terme, verront successivement disparaître les transports, les soins de santé, les personnels de sécurité, d'enseignement ou de santé

CPNT ne peut être d'accord avec cette politique qui aura à n'en pas douter un coup social : celui de la mort des petits villages de France ! CPNT s’étonne également du mutisme et du silence assourdissant du Secrétaire d’Etat à l’Aménagement du Territoire (il « paraît » qu’il en existe un…) sur ce sujet.

CPNT rappelle qu’il a toujours été à la pointe du combat pour la défense de ses bureaux de poste en zone rurale, souvent unique et dernier lien assurant la cohésion sociale et territoriale du territoire ! Gageons que les idées de CPNT, notamment sur la ruralité, continueront à être reprises, ce qui montre s'il en était encore besoin le bien-fondé de l'existence d'un tel "petit parti" dans le paysage politique français.

 

Par Laurent Pelvey - Publié dans : Déconstruction républicaine
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