présidence de la République

Publié le par France Républicaine

PARIS, 2 fév 2005 (AFP) - Le président Jacques Chirac a souhaité mercredi en Conseil des ministres que l'avant-projet de directive européenne sur les services (directive "Bolkestein ") "soit remise à plat", a déclaré le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.

Intervenant au cours du Conseil, le chef de l'Etat "a souligné l'exigence de la France qu'en matière de services comme dans tous les domaines de la construction européenne, ne soient jamais perdus de vue les objectifs d'une élévation du niveau des garanties offertes aux travailleurs comme aux consommateurs dans le cadre d'une harmonisation progressive des règles européennes".

"Cela implique le refus de tout dumping fiscal, social ou règlementaire", a dit le chef de l'Etat dont les propos étaient rapportés par Jean-François Copé.

Cela "justifie, a ajouté le porte-parole, la position très ferme de la France que cet avant-projet de directive préparée par l'ancienne Commission européenne, soit remise à plat".

Dans une interview au Figaro, la ministre déléguée aux Affaires européennes Claudie Haigneré affirme mercredi que, "telle qu'elle est conçue aujourd'hui, la directive n'est pas acceptable".

Le 21 janvier, en recevant à l'Elysée John Monks, secrétaire général de la confédération européenne des syndicats (CES), Jacques Chirac avait affirmé "la très grande vigilance de la France dans la négociation en cours" sur la directive "Bolkestein ".

Le président de la République avait aussi souligné l'attachement de la France à la dimension sociale de la construction européenne, affirmant que le social est "un moteur de croissance et de compétitivité en Europe".

 

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