PS - Mélenchon

Publié le par France Républicaine

PARIS, 27 jan 2005 (AFP) - Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a condamné mercredi l'accord entre gouvernement et UMP d'un côté, et PS de l'autre sur un amendement au projet de révision constitutionnelle en cours d'examen à l'Assemblée, estimant que "la confusion est à son comble".

"Au moment où le PS dit qu'il y a un oui de gauche à la Constitution européenne et qu'il faut le distinguer du oui de la droite, les socialistes font le contraire" sur un texte qui est un préalable à la ratification du traité sur la Constitution européenne, s'est insurgé auprès de l'AFP M. Mélenchon.

Dirigeant du courant Nouveau Monde (16% du parti), le sénateur de l'Essonne a annoncé qu'il ferait campagne pour le non à la Constitution européenne en vue du référendum national sur ce sujet prévu d'ici l'été, en dépit des menaces de sanctions à son encontre venant de la direction du PS.

"L'Elysée a piégé les socialistes en leur proposant un plat de lentilles, et ils ont fait la bêtise de l'accepter. La confusion est à son comble", a-t-il déploré.

Le groupe PS à l'Assemblée a déposé un amendement rendant systématique la transmission au Parlement de tous les projets d'actes législatifs européens, et le gouvernement l'acceptera, avait annoncé mardi le président du groupe UMP à l'Assemblée Bernard Accoyer. L'UMP a déposé un amendement identique.

Interrogé sur les sanctions dont il pourrait faire l'objet en raison de ses prises de position publiques pour le non, l'ancien ministre délégué à l'Enseignement technique du gouvernement de Lionel Jospin a répondu : "J'attends de voir qu'ils me foutent dehors parce que je vais faire un meeting avec Marie-George Buffet (la secrétaire nationale du PCF) pendant qu'ils font des amendements avec l'UMP...".

 

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