PS

Publié le par France Républicaine

PARIS, 18 jan 2005 (AFP) - Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a affirmé mardi qu'il "veillera au respect" des convictions des députés PS opposés à la Constitution européenne, lors du vote de la réforme constitutionnelle préalable au référendum sur le traité européen.

Rappelant que le PS s'est prononcé pour la ratification de ce traité lors d'une consultation interne au parti, en décembre 2004, M. Ayrault a déclaré, en présentant ses voeux à la presse, qu'il "comprend la difficulté que la discipline de vote représente pour ceux qui ont pris une position différente".

"On ne peut en faire abstraction et je veillerai au respect de leur conviction", a-t-il affirmé, en ajoutant que son groupe n'est "pas dans une logique de caporalisation, à condition que la cohérence et la lisibilité de notre démarche ne soit pas altérée".

M. Ayrault semble ainsi permettre aux députés PS opposés à la Constitution européenne de s'abstenir ou de ne pas prendre part au vote sur la réforme préalable de la Constitution française, dont l'examen à l'Assemblée est prévu la semaine prochaine.

Auparavant, M. Ayrault avait appelé la droite à "sortir de sa confusion et de son irresponsabilité", demandant notamment aux "chefs de la majorité UMP/UDF (de) cesser de jouer la Constitution européenne à la roulette turque" et accusant Nicolas Sarkozy et Français Bayrou, opposés à l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'UE, d'être "les jumeaux de l'opportunisme et de la peur".

A cet égard, M. Ayrault a rappelé l'opposition du groupe PS à l'article du projet de révision constitutionnelle prévoyant un référendum sur les futurs élargissements, affirmant qu'il "relève d'une commodité présidentielle destinée à régler les dissidences de sa majorité sur la question turque".

 

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PARIS, 18 jan 2005 (AP) - "Nous ne sommes pas dans une logique de caporalisation" au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a affirmé mardi Jean-Marc Ayrault au sujet des consignes de vote sur la révision constitutionnelle préalable au référendum.

Les députés doivent examiner à partir du 25 janvier le projet de loi constitutionnelle. "Notre groupe y est favorable, c'est une question de cohérence après le vote des militants du Parti socialiste", a expliqué le président du groupe socialiste lors de ses voeux à la presse. Toutefois, "je comprends la difficulté que la discipline de vote représente pour celles et ceux qui ont pris une position différente. On ne peut en faire abstraction et je veillerai au respect de leurs convictions", a-t-il promis.

"Nous ne sommes pas dans une logique de caporalisation, à condition que la cohérence et la lisibilité de notre démarche ne soient pas altérées", a affirmé Jean-Marc Ayrault.

Ces propos visent notamment l'ancien ministre Laurent Fabius, qui a défendu le "non" lors du référendum interne au PS. Lors de la réunion du groupe mardi matin, il "a dit qu'il ne voterait pas pour", a déclaré M. Ayrault.

Alors qu'on lui demandait si le groupe sanctionnerait ceux qui s'abstiendraient lors du vote, il a rappelé que "jamais jusqu'à présent nous n'avons autorisé la liberté de vote". Toutefois, "on n'est pas dans une dictature", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions.

Le groupe socialiste soutiendra l'amendement Balladur renforçant les prérogatives du Parlement français, a déclaré M. Ayrault. Il faut "sortir l'Europe du domaine réservé de l'Elysée" et "donner au Parlement la possibilité de se prononcer sur toutes les négociations qui engagent la France". Dès lors, "nous amenderons (le projet de loi constitutionnelle) en ce sens".

Par ailleurs, les socialistes présenteront un amendement supprimant l'article qui prévoit un référendum automatique pour les futurs élargissements de l'UE. Promis par Jacques Chirac, cette disposition vise en particulier l'éventuelle adhésion de la Turquie.

 

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