services publics

Publié le par Laurent Pelvey

communiqué de Chasse, Pêche, Nature, Traditions (CPNT), 18/01/2005

 

Poste : le gouvernement veut sacrifier les ruraux sur l’autel de la course au profit et de l’Europe !

 

En ce jour de mobilisation des postiers, CPNT dénonce le projet de réorganisation du service public postal qui visera en premier lieu les campagnes sans aucun respect de la notion même de service public et de son égalité d’accès.

Ainsi, malgré l'annonce du projet de loi "affaires rurales", le gouvernement ne se préoccupe pas vraiment du quotidien des ruraux en se pliant aux diktats de l’Europe et en soutenant le projet de fermeture de milliers de bureaux de poste en France, qu’avaient soutenu L. Jospin alors Premier Ministre lors d’un Sommet européen en 2002. C’est aussi pour cela qu’il faut lutter contre la dérive de l’Europe, consacrée par son projet de Constitution.

Le ministre de l’industrie annonce certes un geste mais si effectivement le gouvernement veut créer ses 14.000 points de contact, ceci reste néanmoins très en deçà des 17000 bureaux de poste existant à ce jour, sans oublier le fait que nombre des points de contacts seront installés chez des commerçants et cachent donc une fermeture de bureaux de poste de village.

Les premières victimes seront les populations des campagnes qui, à terme, verront successivement disparaître les transports, les soins de santé, les personnels de sécurité, d'enseignement ou de santé

CPNT ne peut être d'accord avec cette politique qui aura à n'en pas douter un coup social : celui de la mort des petits villages de France ! CPNT s’étonne également du mutisme et du silence assourdissant du Secrétaire d’Etat à l’Aménagement du Territoire (il « paraît » qu’il en existe un…) sur ce sujet.

CPNT rappelle qu’il a toujours été à la pointe du combat pour la défense de ses bureaux de poste en zone rurale, souvent unique et dernier lien assurant la cohésion sociale et territoriale du territoire ! Gageons que les idées de CPNT, notamment sur la ruralité, continueront à être reprises, ce qui montre s'il en était encore besoin le bien-fondé de l'existence d'un tel "petit parti" dans le paysage politique français.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article