MPF - de Villiers

Publié le par France Républicaine

PARIS, 11 jan 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a demandé mardi lors de ses voeux à la presse agrémentés d'une galette des rois "turque" aux partisans du oui d'"arrêter les mensonges" et d'oser dire qu'ils sont "fédéralistes, que la France a fait son temps".

"Arrêtez les mensonges, vous les tenants du oui, osez dire que vous êtes fédéralistes, que la France a fait son temps", a déclaré M. de Villiers qui s'est autoproclamé "porte-parole du non" au référendum sur la constitution européenne.

Pour marquer symboliquement son opposition à la constitution mais aussi à l'entrée de la Turquie en Europe, "une même question" selon lui, M. de Villiers a dévoilé devant une centaine de militants une "galette turque".

Une mosquée avait été reconstituée en pâte d'amande, surmontée par les marionettes de Jacques Chirac et du premier ministre turc Ecep Tayyip Erdogan, le second mettant la main sur l'épaule du premier. Filant la métaphore, il a aussi dénoncé les "rois mages du PS qui ont apporté un oui frangipane à Jacques Chirac".

M. de Villiers qui doit être reçu jeudi soir par Jacques Chirac dans le cadre des consultations du président sur l'organisation du référendum, avec tous les chefs de partis représentés au parlement français, a assuré qu'il serait: "courtois, respectueux mais ferme".

Selon lui "le non peut l'emporter, car ce sera un non de désillusion, des illusions perdues et des promesses trahies, un non de précaution car, pour éviter l'entrée de la Turquie, autant bloquer le processus tout de suite, et enfin un non d'humeur étant donné le climat social particulièrement maussade".

M. de Villiers a appelé de ses voeux une victoire du non, qui constituerait selon lui "un choc salutaire" pour le pays. Il a énuméré les "trois raisons" de voter non: "non à l'Europe turque, non à l'Europe du chômage et non à une Europe antidémocratique".

 

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PARIS, 11 jan 2005 (AP) - Philippe de Villiers a lancé mardi soir sa campagne pour le "non" au référendum sur la Constitution européenne en offrant une galette des rois turque à Jacques Chirac.

Le président du Mouvement pour la France (MPF), autoproclamé "porte-parole du non", a réuni une petite centaine de partisans dans un ancien cinéma du 15e arrondissement de Paris pour croquer cette galette des rois en pâte d'amande de 1,50m de haut.

La galette représentait le dôme de la Basilique Sainte Sophie d'Istanbul, avec les figurines de Jacques Chirac et du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, au sommet, et l'inscription "en remerciement à Jacques Chirac".

Avant de découper la galette, Philippe de Villiers a annoncé un non "offensif, enthousiaste et optimiste". "Il y a une vraie chance que le non l'emporte", a estimé le président du MPF. Il a prédit "un non de désillusion" contre les "promesses trahies" de la construction européenne, "un non de précaution pour éviter l'entrée de la Turquie" et un "vote d'humeur" en raison du climat social.

Le président du MPF, qui prévoit 100 meetings dans toute la France, a fait du "non à l'Europe turque" son premier argument de campagne avec le "non à l'Europe du chômage" et le "non à l'Europe antidémocratique".

Philippe de Villiers, qui doit être reçu mercredi soir par Jacques Chirac dans le cadre des consultations du chef de l'Etat sur l'organisation du référendum, l'a interpellé sur l'équité du financement public: "Le oui a tout l'argent public. Le non n'a pas un euro", s'est-il insurgé.

Il a dénoncé un vote de l'Assemblée nationale débloquant un crédit de 10 millions d'euros pour la campagne officielle du ministère des Affaires étrangères, affecté à l'agence de publicité CLM/BBDO.

Le président du MPF s'est également interrogé sur la campagne audiovisuelle en rappelant que les partisans du non avaient disposé de "cinq minutes" lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, contre "deux heures" pour ceux du oui.

Sur le fond, M. de Villiers a invité les partisans du oui "à arrêter les mensonges": "osez dire que vous êtes fédéralistes, que la France a fait son temps", a-t-il lancé.

Il a dénoncé "le véritable déni de démocratie" que constitue selon lui la révision constitutionnelle préalable au référendum. Il a réclamé l'annulation du congrès qui entérinera la révision de la Constitution, en estimant que c'est au peuple de "trancher ces deux questions".

 

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