PS - Fabius, Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

 

PARIS, 27 mai 2005 (AFP) - Laurent Fabius, opposé au traité constitutionnel européen, a estimé vendredi qu'"une fois que le peuple français aura tranché" sur la Constitution européenne, Jacques Chirac devra appliquer "la volonté des Français", récusant implicitement un second vote à l'automne 2006.

Alors que Valéry Giscard d'Estaing a affirmé vendredi matin qu'en cas de victoire du non le 29 mai, "il n'y aurait pas d'autre solution" que de revoter en France, le numéro 2 du PS, partisan du non, a estimé sur France 3 qu'à l'issue du processus de ratification il faudra que l'Europe "se réunisse pour tenir compte du suffrage universel".

Dans le texte européen, a ajouté l'ancien Premier ministre, "il est dit que si deux ans après la signature, à l'automne 2006, il y a des pays qui ont dit oui et des pays qui ont dit non, les chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent pour réexaminer la situation".

Il a ajouté que "ce serait le cas, puisqu'après la France, les Pays-Bas vont vraisemblablement dire non".

"Une fois que le peuple français aura tranché, la tâche du président de la République en tant que démocrate est d'appliquer la volonté des Français", a affirmé M. Fabius.

De son côté, Henri Emmanuelli, autre tenant du non au PS, a accusé M.Giscard d'Estaing de vouloir "s'asseoir sur la souveraineté du peuple français". "Il nous explique que notre vote ne changera rien : il faut, pour la deuxième fois dans sa vie, lui offrir un démenti franc et massif", a ajouté le député des Landes dans un communiqué.

 

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PARIS, 27 mai 2005 (AP) - "Ce n'est pas comme ça que les choses se passent", a répondu vendredi l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, après les propos de Valéry Giscard d'Estaing selon lequel il faudra "revoter" en cas de rejet de la Constitution européenne.

"Quand vous regardez le gros livre bleu qu'on nous a envoyé, que vous l'ouvrez à la page 186, la déclaration numéro 30, il est dit que si deux ans après la signature, c'est-à-dire à l'automne 2006, il y a des pays qui ont dit 'oui' et des pays qui ont dit 'non', les chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent pour réexaminer la situation", a-t-il expliqué lors du journal de France-3.

"Ce sera le cas, puisqu'après la France, trois jours après, les Pays-Bas, vraisemblablement, vont dire 'non' et d'autres pays encore", a précisé le député socialiste de Seine-Maritime, partisan du "non".

Selon Laurent Fabius, "le choix sera tout simple: il faudra qu'on se réunisse pour tenir compte du suffrage universel. Si on a organisé un référendum, ce n'est pas pour choisir entre 'oui' et 'oui'. Une fois que le peuple français aura tranché, la tâche du président de la République, en tant que démocrate, est d'appliquer la volonté des Français".

 

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