The Economist

Publié le par France Républicaine

LONDRES, 27 mai 2005 (AFP) - L'influent hebdomadaire économique britannique The Economist appelle vendredi Français et Néerlandais à voter non à la Constitution européenne, assurant qu'un tel rejet permettrait "une pause pour réfléchir", et ne constituerait nullement une catastrophe pour l'union.

"+Non+ serait la bonne réponse lors des référendums français et néérlandais (...) et une bonne réponse pour l'Europe", déclare l'hebdomadaire dans son éditorial.

"Une défaite de la Constitution ne serait pas la catastrophe que certains europhiles semblent penser: la vie suivrait son cours, même à Bruxelles, et une Union qui a vécu pendant près d'un demi-siècle est certainement assez forte pour s'accomoder d'une rebuffade occasionnelle des électeurs. Si elle répond en faisant une pause pour réfléchir, cela pourrait même être profitable", affirme The Economist.

Le journal estime que "les divergences de vues et les préjugés nationaux dans l'Union européenne sont tellement importants qu'il est erroné de tenter de faire entrer de plus en plus de domaines dans un cadre unique".

Un tel processus centralisateur "a des limites". "Un processus éloigné des gens a peu de chances de rester longtemps populaire. Et une Union plus large, qu'elle soit comme avant à 15, aujourd'hui à 25, ou même plus grande dans l'avenir, a plus de chances de s'éloigner que de se rapprocher (des populations), surtout si elle adopte de plus en plus de politiques communes".

The Economist affirme également que la réforme envisagée par le traité constitutionnel est "très ambiguë". "Il va transférer de nouveaux pouvoirs, des gouvernements nationaux vers l'Union, mais avec des effets dont personne ne peut être sûr".

 

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