UMP - DLR - Dupont-Aignan

Publié le par France Républicaine

PARIS, 27 mai 2005 (AP) - Nicolas Dupont-Aignan, chef de file des partisans du "non" à la Constitution européenne à l'UMP, a estimé vendredi qu'un changement de Premier ministre après le référendum sur la Constitution européenne ne sera pas suffisant.

"Tout le monde a compris" que Jean-Pierre Raffarin partira après le vote, a-t-il observé sur RMC-Info, précisant que "changer les hommes" et "faire du plâtrage (...) ne suffira pas". "La Constitution va ancrer le nivellement social par le bas".

Si le "non" l'emporte, M. Dupont-Aignan a souligné que Jacques Chirac "devra porter la voix de la réorientation européenne et ne pas dire aux Français 'Je ne peux rien faire d'autre'".

Selon le député UMP de l'Essonne, il faudra "rompre les négociations d'ouverture avec la Turquie". "C'est le 3 octobre, voilà une belle occasion de dire 'J'ai entendu le message des Français'". Ensuite, il faudra "relancer la croissance et l'économie en Europe", a-t-il poursuivi.

"La fameuse directive Bolkestein (sur les services publics, NDLR), on a fait semblant au Conseil européen de la suspendre pour essayer d'amadouer les Français, leur faire croire que c'était fini, eh bien, on va la supprimer, parce que c'est un dumping social inacceptable", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan.

Enfin, il s'en est pris au "oui" socialiste. Quand le PS explique que "l'Europe sociale passe par le 'oui'", ce sont "des conneries", a-t-il jugé en s'excusant d'employer ce terme. "L'affiche socialiste, c'est la plus grande tartufferie".

 

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