sondage référendum

Publié le par France Républicaine

PARIS, 26 mai 2005 (AFP) - Le "non" continue de monter à trois jours du référendum sur la Constitution européenne, avec 54% à 55% d'intentions de vote, selon trois sondages Sofres, Ipsos et CSA publiés jeudi avant la dernière intervention de Jacques Chirac dans la campagne.

Il progresse d'un à deux points, suivant les instituts de sondage: CSA et Ipsos mettent tous les deux le "non" à 55%, contre 45% pour le "oui". Dans ces deux sondages, le "non" prend deux points par rapport aux précédentes enquêtes de ces deux instituts, réalisées du 21 au 23 mai pour CSA et le 20 mai pour Ipsos.

Le sondage TNS-Sofres/Unilog donne pour sa part le "oui" à 46%, en hausse d'un point.

Trente-cinq pour cent des électeurs s'apprêteraient par ailleurs à s'abstenir, à voter blanc ou nul lors de la consultation de dimanche, selon CSA.

Ces trois sondages montrent que les derniers arguments des partisans du "oui" n'ont pas été entendus, notamment à gauche où les tenants du "non" sont toujours majoritaires.

Selon Ipsos, 56% des sympathisants du PS penchent ainsi pour le "non" (+2 points), tandis que l'électorat UMP reste massivement pour le "oui", à hauteur de 76% (+3 points).

Fait inquiétant pour les partisans du "oui", près de la moitié (49%) des sondés par Ipsos pensent que le "non" va l'emporter dimanche, contre 23% qui pronostiquant une victoire du "oui".

Quant à leurs motivations de vote, les personnes interrogées affirment qu'elles se prononceront d'abord en fonction de leur opinion sur la Constitution européenne, citée comme un facteur important ou décisif par 73% des sondés par Ipsos, juste devant la situation économique et sociale de la France (69%). Leur opinion sur Jacques Chirac et le gouvernement sera un facteur décisif ou important pour 31% des sondés.

Parmi les motivations des partisans du "oui" interrogés par Ipsos, le risque d'un affaiblissement de la France dans l'UE en cas de victoire du "non" est cité par 35% d'entre eux, devant l'étape historique dans la construction européenne que représente la Constitution (25%) et les avancées qu'elle comporte sur le plan social (21%).

La possibilité de renégocier une meilleure Constitution , citée par 33% des partisans du "non", arrive en tête des motivations de ces derniers, devant une "Constitution trop libérale sur le plan économique" (26%) et l'opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE (24%).

La proportion d'indécis reste cependant importante: 17% des personnes interrogées par la Sofres disent pouvoir encore changer d'avis d'ici dimanche.

A noter que ces trois sondages figurent parmi les derniers publiés avant le scrutin. La publication des sondages sera interdite à partir de vendredi à minuit.

- Sondage TNS-Sofres réalisé les 23 et 24 mai pour LCI, RTL et "Le Monde", en face-à-face au domicile des sondés, auprès d'un échantillon de 1.000 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

- Sondage Ipsos-Europe-1-"Le Figaro" réalisé les 24 et 25 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 804 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

- Sondage CSA réalisé par téléphone du 24 au 26 mai pour "Le Parisien-Aujourd'hui" auprès d'un échantillon de 1.002 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

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