PS - Fabius

Publié le par France Républicaine

PARIS, 26 mai 2005 (AFP) - Le numéro 2 du PS Laurent Fabius, partisan du non à la Constitution européenne, a lancé jeudi "un appel à une participation massive" des Français au référendum, "pour que le résultat soit significatif".

"Ce ne sont pas les sondages qui comptent, c'est le vote" du 29 mai, a-t-il affirmé sur France Info. Onze sondages consécutifs ont placé le non en tête des intentions de vote.

M. Fabius a "souhaité vivement une participation massive". "Je lance un appel à cette participation massive pour que le résultat soit significatif", a-t-il dit.

Il a critiqué l'intervention télévisée du président Jacques Chirac prévue jeudi soir. "Qu'il intervienne trois fois de suite, sans contradicteur, et une fois supplémentaire vis-à-vis de nos compatriotes d'outremer, cela fait vraiment de l'overdose", a-t-il jugé.

 

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PARIS, 26 mai 2005 (AP) - L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, partisan du "non" à la Constitution européenne, a plaidé jeudi pour une "participation massive" lors du référendum de dimanche.

"Tout le monde dit 'ça y est, c'est fait'. Moi, je ne suis pas de cet avis", a-t-il observé sur France-Info. "Ce ne sont pas les sondages qui comptent, c'est le vote, et je souhaite vraiment (...) que les gens aillent voter, parce qu'il faut que le résultat soit vraiment incontestable".

Maintenant que "les gens ont compris de quoi il s'agit, même si le texte est trop compliqué", ils "vont se prononcer et je souhaite vivement -les uns vont se prononcer pour le 'oui', les autres pour le 'non'- qu'il y ait une participation massive pour que le résultat soit significatif", a poursuivi Laurent Fabius.

Par ailleurs, dans un entretien publié dans le quotidien "Metro", il réaffirme que "laisser croire que dire 'oui' à la Constitution , puis réviser les politiques qu'elle contient, c'est de l'illusion".

Selon le député de Seine-Maritime, "dans l'immédiat, il y aurait aussi des conséquences sur les décisions européennes, et on verrait resurgir la directive Bolkestein (sur les services publics, NDLR) remaniée et d'autres textes du même genre".

"Au niveau français, Jacques Chirac, le chef du 'oui', serait conforté. Il est probable qu'il prendra des décisions jusqu'ici différées, comme par exemple la rediscussion du statut des chômeurs, la pénalisation des patients qui n'ont pas choisi leur médecin référent, le non-renouvellement de nombreux emplois publics, la mise en cause du droit du travail, etc.", affirme l'ancien ministre de l'Economie.

"Bref, entre autres conséquences, le 'oui' risque de déboucher sur des politiques anti-sociales", prévient-il.

 

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