PS - Fabius

Publié le par France Républicaine

PARIS, 25 mai 2005 (AFP) - Le numéro 2 du PS Laurent Fabius estime, dans un entretien à paraître jeudi dans l'Est Républicain, que "voter oui (à la Constitution européenne) et prétendre qu'ensuite on changera les politiques contenues dans le texte, c'est une illusion".

Laurent Fabius répond ainsi indirectement, à l'ex-Premier ministre Lionel Jospin qui, mardi sur TF1, avait préconisé "d'abord, de voter le traité, et ensuite de faire confiance a la France et à ses alliés pour peser de tout son poids pour faire bouger les politiques européennes".

"Un seul pays pourra bloquer toute avancée! Avec cette Constitution , nous risquons de nous lier les mains pour très longtemps", objecte Laurent Fabius.

Autre passe d'armes, M. Fabius défend les trois modifications principales qu'il propose au traité, et que Lionel Jospin avait qualifiées jeudi dernier à Nantes de "bricoles" et de "rustines".

"Avec ces trois changements majeurs, qui ont d'ailleurs été mis au point il y a un an par les socialistes français alors unanimes, la Constitution ne serait peut-être pas parfaite, mais au moins ne serait-elle pas verrouillée", assure-t-il.

L'ancien Premier ministre de François Mitterrand fait ici référence à un texte intitulé "les sept exigences des socialistes" qui avait été adopté en septembre-octobre 2003 par le Bureau national puis le Conseil national du PS.

Enfin, interrogé sur "les incompatibilités du non" mises en avant par Lionel Jospin, M. Fabius répond que "comme chacun le sait, un référendum, cela sert à répondre à une question, pas à former un gouvernement". "Là où un oui pourrait servir d'encouragement aux politiques anti-sociales en France et en Europe, le non est porté massivement par des aspiration populaires. Pour les socialistes, cela compte", ajoute-t-il.

 

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