PS - Nouveau Monde

Publié le par France Républicaine

 

PARIS, 25 mai 2005 (AFP) - L'ex-président des sociaux-démocrates allemands (SPD), Oskar Lafontaine, participera vendredi à Paris à un meeting du "non de gauche" dont l'affiche a suscité des tiraillements, a-t-on appris auprès de responsables de cette mouvance.

Cette réunion, organisée par les amis du député des Landes Henri Emmanuelli (Collectifs du non socialiste), doit être le pendant des derniers meetings, le même jour, du "oui socialiste" avec les chefs de gouvernement espagnol et allemand José Luis Zapatero et Gerhardt Schröder qui seront, le premier avec François Hollande à Lille, le second avec Dominique Strauss-Kahn à Toulouse.

Doivent participer au meeting parisien, outre M. Emmanuelli et M. Lafontaine - qui vient d'annoncer son départ du SPD -, Marie-George Buffet (PCF), le syndicaliste paysan José Bové, Bernard Cassen (Attac), Francine Bavay (Verts) et Emile Zucarelli (PRG), parmi d'autres.

En revanche, n'ont été invités ni le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon ni Olivier Besancenot pour la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Interrogé par l'AFP, M. Emmanuelli a rappelé qu'il avait "dit dès le départ de (sa) campagne qu'il ferait campagne avec la gauche européenne et les altermondialistes", ce qui n'incluait donc pas l'extrême gauche. En outre, des attaques de M. Besancenot telles que celles visant le PS lors d'un meeting unitaire du non de gauche à Toulouse peuvent mettre les socialistes partisans du non "dans une position difficile", a-t-il dit.

S'agissant de Jean-Luc Mélenchon, adepte de "l'union des gauches" à la différence du député des Landes, M. Emmanuelli a déclaré avoir pensé que lui-même "pouvait représenter les socialistes" au meeting qu'il organise. Le sénateur Mélenchon a néanmoins indiqué que, "bien sûr", il comptait se rendre à cette manifestation, se sentant "partout chez (lui)".

Il est de notoriété publique que les deux hommes, bien que tous deux du même courant du PS Nouveau Monde, actuellement en sommeil, entretiennent des relations difficiles.

Toutes les figures de proue du "non de gauche" se retrouveront néanmoins deux heures plus tôt, à Paris également, à un rassemblement à l'appel de syndicalistes auxquels doivent prendre part, notamment, Gérard Aschieri (FSU), Annick Coupé (Solidaires) et Didier Le Reste (CGT cheminots).

 

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