NON de gauche

Publié le par France Républicaine

PARIS, 24 mai 2005 (AFP) - Trente élus de gauche (PS, PRG et Verts) ont signé un appel intitulé "Faisons respecter nos convictions", qui dénonce "les mensonges" des partisans du oui et appelle les responsables de gauche pro-oui à "garder leur sang-froid".

Présentant cet appel mardi lors d'une conférence de presse à l'Assemblée, l'ancien ministre PS Paul Quilès, député du Tarn, a déclaré que les signataires se "considèrent comme un peu dénigrés, voire un peu insultés dans leurs convictions profondes".

"Nous n'acceptons pas trois choses", a ajouté M. Quilès, qui était entouré d'une dizaine de parlementaires français ou européens, dont les anciens ministres PS André Laignel et Marie-Noëlle Lienemann, Emile Zuccarelli (PRG) et la députée de Paris Martine Billard (Verts).

M. Quilès a d'abord cité "les mensonges" des partisans du oui, en renvoyant à l'appel qui conteste que la Constitution européenne ne soit pas renégociable et qu'elle permette "l'harmonisation sociale par le haut", "la lutte contre les délocalisation" et "le plein emploi".

Les signataires refusent ensuite "les insultes", a poursuivi M. Quilès, en évoquant des propos de Jack Lang selon lesquels le non est "chauvin et nationaliste", et les partisans du non de gauche entraînés dans une "dérive idéologique grave".

Paul Quilès a en effet dénoncé "une campagne d'affolement et d'intimidation", estimant au contraire que "ce qui se passe actuellement en France est un bel exemple de démocratie".

Déclarant que ce référendum est "une occasion de dire à Jacques Chirac qu'il a mal négocié ce traité", M. Quilès a interpellé la direction du PS en affirmant qu'elle "se coupe de plus de 60% de sa base électorale".

"La France ne sera pas la seule à voter non, elle sera la première", a-t-il encore affirmé.

Mme Billard a pour sa part dénoncé les "arguments de panique" des responsables de gauche pro-oui qui reflètent "une non compréhension du fait qu'une partie de l'électorat de gauche ne suit plus ses directions", affirmant que "cette incompréhension tourne à l'invective".

De son côté, M. Laignel a estimé que "c'est la première fois que le peuple est appelé à contrôler la construction européenne", ajoutant que la question posée le 29 mai aux Français était: "avez-vous le sentiment que l'Europe va dans le bon sens?".

 

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